BIBLIOTHÈQUE DE L'INSTITUT
 
Sommaire Institut
Quelques chiffres
Livres récents
Livres anciens
Périodiques
Manuscrits et papiers savants
Images et objets
Bibliothèque botanique Benjamin Delessert
Collection Lovenjoul
 

DESCRIPTION DES FONDS


Quelques chiffres

Ouvrages
600 000 titres dont 40 000 livres imprimés anciens et 188 incunables. 16 000 usuels sont en libre accès dans la salle de lecture.

Périodiques
6 500 titres anciens, 848 titres vivants dont 260 sont en libre accès pour le numéro le plus récent.

Manuscrits
près de 8 000 cotes pour le fonds général, 553 recueils pour la collection Godefroy

Collection Lovenjoul
1 370 manuscrits, 40 000 ouvrages, 900 périodiques, objets divers.

Images
40 000 photographies anciennes.
Les dessins, estampes, cartes et plans ne sont pas comptabilisés.

Objets
1 270 médailles et objets d'art.

Bases de données
Frantext.

Cédéroms
Thalès (liste des cours et des enseignants des grandes écoles des origines à 1939), Trésor de la langue française, Carnets de Léonard de Vinci.
 
 
 
   
       
 
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Livres récents

  Responsable : Mme Nicole Guibout, conservateur en chef
Courriel :
nicole.guibout@bif.univ-paris5.fr.

Achats

La politique d'acquisition d'ouvrages cherche en priorité à recueillir les œuvres des membres de l'Institut, présents et passés. Elle complète les grandes collections conservées à la bibliothèque et cultive ses « pôles d'excellence ». Les sciences humaines et l'histoire en général sont prédominantes, ainsi que la langue française, l'archéologie, l'histoire des sciences, etc. Les grands dons voient leurs thèmes enrichis, dans la mesure du possible. Pour les autres domaines, les ouvrages fondateurs sont recherchés ainsi que tout texte qui serait utile aux membres de l'Institut. D'une manière générale, ces acquisitions continuent de privilégier les ouvrages de recherche et d'érudition.

Dons
La bibliothèque de l'Institut présente la particularité de recevoir un grand nombre de dons, 60% environ, de tous types de documents. Ce trait est constant dans son histoire et s'explique par le prestige de l'Institut et la confiance des donateurs en la pérennité de sa bibliothèque.
     
  Debré à Shanghai.
©
 
     
     
     
       
 
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  Livres anciens   Responsable : Mme Annie Chassagne, conservateur en chef
Courriel : annie.chassagne@bif.univ-paris5.fr.

La bibliothèque de la Commune de Paris constitue le noyau de la bibliothèque de l'Institut qui en conserva le cadre de classement jusqu'en 1895. Fondée en 1734, elle avait acquis une réelle importance en 1759, grâce au legs du procureur du roi Antoine Moriau, désireux de doter la ville de Paris d'une bibliothèque ouverte au public. Ce fonds est représentatif des curiosités des parlementaires jansénistes du XVIII
e siècle.

La bibliothèque de la Ville avait également acquis, en 1763, la collection de son bibliothécaire Pierre-Nicolas Bonamy, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. En 1768, elle avait reçu le legs des livres de Joseph Tauxier, avocat au Parlement, qui avait acquis une partie de la bibliothèque de l'historien Denis-François Secousse. Mais son principal bienfaiteur fut Nicolas de la Pinte, abbé de Livry, qui lui offrit régulièrement des ouvrages dont les reliures portent ses armoiries.

Les fonds des académies de l'Ancien Régime furent inégalement conservés. Alors que les anciens ouvrages de l'Académie des sciences furent conservés en nombre, ceux de l'Académie française disparurent presque entièrement, et pour l'Académie des inscriptions et belles-lettres, seule une partie du fonds ancien fut sauvée.

Outre les fonds des académies royales, la bibliothèque de l'Institut possède un fonds varié de livres anciens dans lequel on trouve entre autres une série d'éditions originales séparées des pièces de Pierre Corneille et, dans le fonds Champion donné en 1942, une rare édition incunable du Grand Testament de François Villon.
       
 
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  Périodiques   Responsable : Mme Danuta Monachon, conservateur en chef
Courriel :
danuta.monachon@bif.univ-paris5.fr.

La bibliothèque de l'Institut possède une importante collection de périodiques savants, français et étrangers, alimentée notamment par les dons des cinq Académies (400 titres) et par des abonnements payants (240). Les académies ont en effet conclu des accords d'échanges réguliers avec des académies et institutions étrangères, accords qui remontent parfois aux XVII
e et XVIIIe siècles.
       
 
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  Manuscrits et
papiers savants


Dessin du palais de Fontainebleau
Charles Percier
(1734-1838). ©
  Responsable : Mme Fabienne Queyroux, conservateur en chef
Courriel :
fabienne.queyroux@bif.univ-paris5.fr.

Monuments assyriens
Eugène Flandin.
©.
Le fonds général compte aujourd'hui près de 8 000 cotes. Il s'agit d'un fonds encyclopédique, à dominante historique et scientifique. Une partie ancienne est formée par les manuscrits venant de la bibliothèque de la Ville de Paris. Elle contient un petit nombre de manuscrits médiévaux et des documents du XVIe au XVIIIe siècle, principalement juridiques, religieux et historiques. Dans le fonds du parlementaire janséniste Moriau se trouvent notamment les Mémoires manuscrits d'un solitaire de Port-Royal, Nicolas Fontaine, qui contiennent la version originale de l'Entretien de Blaise Pascal avec Lemaistre de Sacy. Moriau avait aussi acquis, provenant du cabinet de P.-J. Mariette, des dessins de l'école de Poussin ayant appartenu à la bibliothèque de Colbert et, de la famille Godefroy en 1746, les papiers historiques réunis au XVIIe siècle par Théodore Godefroy et son fils Denis II, détenteurs de la charge d'historiographe de France.

Plans des jardins de Versailles :
le bosquet de la salle de bal.
©
Les manuscrits rassemblés depuis la fondation de l'Institut, en 1795, sont très variés et dans leur grande majorité en rapport avec l'Institut et les académies. On y trouve de nombreux papiers d'académiciens, représentant toutes les disciplines ; ce domaine constitue aujourd'hui l'axe privilégié du développement des collections.

Parmi les fonds entrés pendant les quarante dernières années, on peut citer les papiers de Henri de Régnier, d'André Mazon, de Georges Tessier, de Louis Hautecœur, de Ferdinand Lot, d'Adrien Blanchet, de Félix Labisse, de Charles Samaran, d'Emile Mâle, de Jérôme Carcopino, de Ferdinand Brunot, de Raymond Lantier et de Bernard Gavoty.
En 2000 furent donnés les papiers de Saint-Réné Taillandier, de l'Académie française (1817-1879), par le professeur Noémi Hepp, et les papiers de travail de Georges Lubin sur Georges Sand.
En 2001 furent donnés les manuscrits des œuvres de Michel Mohrt, de l'Académie française, par lui-même, et un recueil de caricatures de membres de l'Institut d'époque Restauration, par Daniel Wildenstein.
En 2002 furent donnés la collection Ambrière et les papiers d'Hyppolyte Percher, alias Harry Alis (1857-1879).

En 2003 furent donnés des papiers d'André Dupont-Sommer, secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, et les manuscrits littéraires de Michel Droit, de l'Académie française.
En 2004 furent données les archives privées de Fernand Braudel, de l'Académie française et, en 2005, les archives archéologiques de Maurice Euzennat.

       
 
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  Images et objets  
Les collections iconographiques de la bibliothèque sont pour la plupart mêlées au fonds général ou aux collections particulières. Des recueils de portraits d'académiciens et de photographies d'épées académiques sont placés en usuels dans la salle de lecture.

Les gravures et les cartes et plans, tant gravés que manuscrits, sont généralement conservés dans des volumes reliés. Il faut noter les 1 700 estampes de l'œuvre de Jean Le Pautre qui proviennent de l'Académie royale d' architecture, la série des grands almanachs de l'époque de Louis XIV (l'un des trois grands ensembles français), les plans et dessins manuscrits de l'atelier de Robert de Cotte et la série complète des Oiseaux d'Amérique d'Audubon.

Parmi les dessins, on remarquera les 2 500 dessins et croquis de France et d'Italie de Charles Percier (1764-1838) ; les carnets de dessins et le journal intime du peintre Édouard Vuillard, commencés en 1896 et terminés à la fin de sa vie, en 1940. (Voir Le dessin dans les collections de la bibliothèque de l'Institut de France)

Les photographies anciennes sont présentes à la bibliothèque de l'Institut à plusieurs titres. L'Académie des sciences suivit de près l'invention des divers procédés techniques et la bibliothèque conserve la première radiographie du corps humain (1896).

Photographie du voyage en Égypte
Maxime Du Camp.
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L'Académie des inscriptions et belles-lettres encouragea des expéditions archéologiques. La bibliothèque possède ainsi les photographies d'Égypte et d'Algérie de l'archéologue d'origine américaine John B. Greene, les vues des Alpes d'Aimé Civiale, les photographies des monuments de l'antiquité mexicaine par Alfred Mausley et Désiré Charnay ainsi que la totalité des photographies originales du voyage en Égypte de Maxime Du Camp et Gustave Flaubert (1849-1850). Dans la collection Schlumberger se trouve une des premières photographies de La Mecque, prise par Sadeq Bey en 1880.

Éclats d'histoire. Les collections photographiques de l'Institut de France 1839-1918.
Actes Sud / Institut de France. 320 pages - 293 illustrations (59 euros).
On trouvera dans cet ouvrage abondamment illustré un aperçu de la richesse des collections photographiques de la Bibliothèque de l'Institut.


Outre le mobilier de la salle de lecture, la bibliothèque conserve des médailles, des épées d'académiciens, des tableaux, et des souvenirs divers. Elle recut en 2001 l'épée d'académicien de Roger Vieillard, membre de l'Académie des beaux-arts.

       
 
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  Bibliothèque
botanique Benjamin Delessert
  Le musée botanique de Benjamin Delessert fut, dans la première moitié du XIXe siècle, une institution centrale dans le monde savant. Lieu d'érudition qui ressemblait de nombreux ouvrages anciens, mais surtout lieu où la science se faisait : les plus grands noms de la botanique s'y retrouvaient alors pour consulter le riche fonds de monographies, flores nationales et régionales, périodiques et mémoires d'académies. La bibliothèque était complétée par un herbier qui se trouve aujourd'hui au Conservatoire botanique de Genève.

La collection fondée par Benjamin Delessert (1773-1847), banquier et mécène, ami de Alexander von Humboldt, fut poursuivie par son frère François jusqu'en 1869. À cette date, la bibliothèque fut léguée à l'Académie des sciences. Elle se compose de 8 830 volumes imprimés et de 51 manuscrits. Parmi ceux-ci se trouvent plusieurs herbiers reliés, dont l'herbier de Laponie de Carl von Linné (1732) et l'herbier cingalais de Paul Hermann (1737). Elle contient aussi les gravures de plantes exécutées d'après les dessins de Richer de Belleval (1598), les dessins de plantes et de champignons réalisés au début du XVII
e siècle pour Cassiano dal Pozzo, les plantes d'Amérique du Père Plumier. (Voir la rubrique catalogues et bibliographie)
       
 
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Collection
Lovenjoul

Portrait de George Sand
par Alfred de Musset. ©

 

 
Le vicomte Charles de Spoelberch de Lovenjoul (1836-1907), héritier d'une ancienne famille de l'aristocratie flamande, légua à l'Institut de France une collection très originale pour son temps. Elle se compose d'œuvres manuscrites et imprimées de ses auteurs de prédilection, Honoré de Balzac, George Sand et Théophile Gautier, mais aussi de nombreux autres documents sur la littérature et les écrivains du XIXe siècle, notamment Charles-Augustin Sainte-Beuve.

Avec sa collection proprement dite, riche de 1 500 manuscrits, 40 000 volumes imprimés, 900 titres de périodiques (pour la période 1800-1907), d'objets et de souvenirs divers, Lovenjoul légua à l'Institut de France quantité d'archives personnelles, dont sa correspondance, riche de quinze mille lettres.

Portrait de Laure de Berny
par H.N.Von Gorp.
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Installée dans une maison de Chantilly de 1913 à 1987, la collection Lovenjoul est maintenant transférée à la bibliothèque de l'Institut. Les portraits du père de Balzac et de Laure de Berny, première amie de Balzac, sont exposés dans la salle de lecture, ainsi que le portrait photographique de Lovenjoul.

Par l'intérêt qu'il porta aux documents littéraires contemporains, Lovenjoul fut en avance de plus d'un demi-siècle sur les institutions patrimoniales publiques. Sa collecte d'originaux et de copies fut assortie d'une exploitation scientifique et il participa lui-même à l'édition des œuvres de ses auteurs préférés.

La collection fut enrichie par des achats et des dons postérieurs. En 1911, l'Institut acquit, lors de la vente Metternich, les épreuves de Louis Lambert corrigées par Balzac et, en 1931, fit déposer dans la collection 3 000 lettres de Gustave Flaubert léguées par Mme Frankin-Grout, nièce du romancier. Les archives de François Buloz, concernant La Revue des Deux Mondes, furent données en 1954.

En 2002 fut donnée, par Madeleine Ambrière, la collection Madeleine et Françis Ambrière composée de documents manuscrits sur la littérature et le théâtre aux XIXe et XXe siècles (64 cartons).

Certaines caractéristiques sont attachées à la collection Lovenjoul. La plupart des volumes imprimés furent laissés délibérément par le collectionneur à l'état broché, afin de ne pas dénaturer leur condition d'origine. Une clause du testament interdit en outre toute visite d'agrément ainsi que les prêts aux expositions du fonds initial, car ils risqueraient d'endommager les documents. (Voir la rubrique catalogues)