BIBLIOTHÈQUE MAZARINE
 
Sommaire Mazarine

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Escalier de la bibliothèque Mazarine.
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HISTORIQUE

De nouveau accessible au public, en 1689, la bibliothèque Mazarine s'enrichit d'une manière décisive au moment de la Révolution, recevant plusieurs dizaines de milliers d'ouvrages (imprimés et manuscrits) qui provenaient des biens confisqués aux nobles émigrés et des établissements religieux de Paris (abbayes, couvents, collèges) alors supprimés. Ces collections ont continué de s'accroître soit par des achats de nouveautés, soit par des attributions du dépôt légal, soit enfin par des legs, quelquefois importants – comme ceux de Jean-Jacques Ampère (1850), de Prosper Faugère (1902) et de Marcel Chatillon (2003) – ou encore grâce à des donations comme celles effectuées en 1954 par Paul Faralicq et en 1978, par les héritiers d'Aimé Perpillou.

L'existence d'un fonds ancien à caractère encyclopédique, où abondent les manuscrits médiévaux, les incunables et les imprimés antérieurs à 1800 (environ 180 000 volumes), constitue aujourd'hui un atout majeur pour la bibliothèque Mazarine, dont les collections modernes, en augmentation constante, sont plutôt spécialisées dans le domaine historique et littéraire : histoire du Moyen Âge et de la Renaissance, histoire politique, économique, religieuse, littéraire et artistique de la France et des pays voisins à l'époque moderne, histoire locale et régionale de la France.

Pour accéder à ces ressources bibliographiques, le lecteur dispose de catalogues sur fiches ainsi que de plusieurs registres manuscrits dont l'exploitation, difficile en raison même de leur multiplicité, va être peu à peu facilitée par le traitement informatique ou la numérisation des notices qu'ils contiennent. Le site internet de la Mazarine permet d'ores et déjà la consultation à distance d'une partie de ces fichiers (environ 160 000 notices).

Rattachée administrativement, depuis 1945, à l'Institut de France, la Mazarine est une des bibliothèques de grands établissements littéraires et scientifiques relevant du ministère de l'Éducation nationale. La salle de lecture, restaurée avec soin de 1968 à 1974, jalonnée de bustes antiques et classiques, ornée de meubles, de lustres et autres objets d'art, perpétue le décor unique d'une grande bibliothèque du XVIIe siècle.