Raccourcis

Remise des Prix 2011


Sommaire

Le lundi 5 décembre dernier, en Grande salle des séances, sous la présidence de Gabriel de Broglie, chancelier de l'Institut, de Xavier Darcos, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences morales et politiques, et de Jean Mesnard, membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques) et président du jury du Grand Prix, ont été remis le Grand Prix et les Prix de la Fondation Édouard Bonnefous ainsi que le Prix Édouard Bonnefous de l'Académie des sciences morales et politiques.

sommaireLa cérémonie

sommaireRemise du Grand Prix de la Fondation Édouard Bonnefous de l’Institut de France à l’association Terre de Liens pour l’ensemble de ses actions.

Comme l’Agence des espaces verts d’Île-de-France, qu’Édouard Bonnefous a fondée et présidée jusqu’en 1992, Terre de liens se dédie à acquérir et préserver des espaces agricoles et naturels, mais aussi à informer et sensibiliser le public à la protection de la biodiversité et de l’environnement.

Le Grand Prix Édouard Bonnefous 2011 est décerné à l’association Terre de Liens pour récompenser ses actions et soutenir la construction d’un réseau européen d’acteurs fonciers.

sommaireRemise des Prix de la Fondation Édouard Bonnefous de l’Institut de France :

sommaireà Philippe Descola pour l’ensemble de son œuvre (Prix remis sur proposition de la section Morale & Sociologie de l’Académie des sciences morales et politiques) ;

Dans ses travaux, Philippe Descola cherche à dépasser le dualisme entre nature et culture : la nature serait elle aussi une production sociale.

Pour le montrer, il a redéfini quatre modes d’identification : le naturalisme, le totémisme, l’animisme et l’analogisme, qui sont des conventions sociales différentes dans chaque culture pour définir la frontière entre soi et autrui. Pour lever l’opposition entre nature et culture il propose alors une anthropologie non dualiste, une "écologie des relations", s’intéressant autant aux relations entre humains et non humains qu’entre les humains entre eux.

sommaireà Michel Godet pour l’ensemble de son œuvre et en particulier pour son dernier livre Bonnes nouvelles des conspirateurs du futur (Prix remis sur proposition de la section Économie politique, Statistique & Finances de l’Académie des sciences morales et politiques) ;

Michel Godet est professeur au Conservatoire National des arts et métiers, titulaire de la Chaire de Prospective stratégique depuis 1982.

Michel Godet participe également à de nombreuses missions officielles, telles que la Commission Mattéoli sur les obstacles structurels à l’emploi en 1993 ou la Commission Douffiagues sur la déserte aéroportuaire du  grand bassin parisien à l’horizon 2030 entre 1994 et 1995. Chargé par le Ministre du travail et des affaires sociales Jacques Barrot, il anime en 1996 la mission informelle sur l’activité et l’emploi par l’insertion.

Il initie en 2000 le Centre national de l’entreprenariat, et anime depuis 2003 le Cercle des Entrepreneurs du Futur, qui organise chaque année le Grand Prix de l’impertinence. Enfin il est membre du  Conseil d’Analyse Économique depuis 2004, et est administrateur du groupe Bongrain et de l’AGIPI.

Membre de l’Académie des technologies et du Comité directeur de l’Institut Montaigne, il a reçu en 1997 le Grand Prix du livre sur la mutation du travail pour Emploi : le grand mensonge (Fixot, 1994 et Pocket, 1997), et le Prix du livre d’économie pour Le choc de 2006 : démographie, croissance, emploi (Odile Jacob, 2003).

Son dernier livre, Bonnes nouvelles des Conspirateurs du futur (Odile Jacob, 2011), montre à travers l’expérience réussie de quatorze entrepreneurs, les possibilités du développement entrepreneurial dans notre pays, malgré la crise et les difficultés de toute sorte trop souvent dénoncées.

sommaireà  Jean-Marie Mayeur pour l’ensemble de son œuvre (Prix remis sur proposition de la section Histoire & Géographie de l’Académie des sciences morales et politiques).

L’œuvre historique de Jean-Marie Mayeur porte à la fois sur la religion et la vie politique, qu’il a tantôt traitées séparément, tantôt en les croisant.

Il a puissamment contribué à renouveler et à consolider l’histoire religieuse contemporaine dans l’université française. Jean-Marie Mayeur est aussi reconnu comme un spécialiste de la vie politique française, notamment sous la Troisième République à laquelle il a consacré une grande partie de ses travaux. Son premier livre, la Séparation de l’Église et de l’État, est encore aujourd’hui une référence  française sur l’histoire de la loi de 1905 et a été réédité en 2005.

Tous les livres de Jean-Marie Mayeur sont devenus des classiques. Il a par ailleurs codirigé la grande œuvre éditoriale que fut la publication de l’Histoire du christianisme, en quatorze volumes, ainsi que le Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine.

sommaireRemise du Prix Édouard Bonnefous de l’Académie des sciences morales et politiques à l’association Mountain Wilderness France pour l’ensemble de ses actions.

Mountain Wilderness France est une association de protection de la montagne issue d’un mouvement international créé en 1987 et regroupant une dizaine de pays. Elle est reconnue d’utilité publique depuis 2007 et compte 1300 adhérents. Son but est de préserver le milieu naturel de montagne des détériorations induites par un tourisme intensif et irrespectueux de l’environnement.
En menant des actions destinées à rétablir "l’harmonie des relations entre l’homme et la nature", Mountain Wilderness France veut promouvoir "une éthique de responsabilité, de respect et de solidarité".

Ses actions sont menées selon trois grands axes :

  • remise en cause des pratiques déraisonnables : aménagements envahissant des stations de ski, loisirs motorisés sauvages, pollution des rivières ;
  • maintien des équilibres naturels : défense des espaces protégés, activités commerciales respectant le milieu naturel, suppression des installations abandonnées ;
  • promotion de la mobilité douce pour accéder à la montagne : transports collectifs et vélos au lieu de 4/4.

sommaireLa Fondation Édouard Bonnefous

La politique de l’humain, la défense de la nature et des espaces verts, l’évolution du monde et des techniques, les grands problèmes mondiaux contemporains, la défense de l’enfance martyrisée, l’histoire politique et parlementaire, ont toujours guidé la vie et l'œuvre d'Édouard Bonnefous (1907-2007).

Pour poursuivre des actions ambitieuses dans tous ces domaines, l’ancien chancelier de l’Institut de France (de 1978 à 1994) a créé une fondation en 1989 sous l’égide de l’Institut.

La Fondation a pour mission de décerner annuellement un Grand Prix, sur proposition d’un jury de l’Institut, et trois Prix sur proposition de trois sections de l’Académie des sciences morales et politiques qui présentent, en alternance, un lauréat tous les deux ans.

Le Prix Édouard Bonnefous de l'Académie des sciences morales et politiques sera également remis lors de la cérémonie.

La Fondation assure également la conservation des archives personnelles d’Édouard Bonnefous ainsi que la réimpression de l’Histoire politique de la troisième République et de Avant l’oubli, en cas d’épuisement.

Contact : Dominique Bertrand
01 44 41 43 36
dominique.bertrand@institut-de-france.fr

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