Raccourcis

Exposition "La condition féminine au 19e siècle"


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Du 23 fév 2012 au 29 juin 2012

Bibliothèque Thiers

Au XIXe siècle, la condition féminine semble subir une stagnation, voire une régression, par rapport au siècle précédent.

Si les femmes ont participé en nombre à la Révolution de 1789, à celle de 1848, puis à la défense de Paris et de la Commune en 1870-1871, elles n’en ont guère récolté les fruits. Révolutionnaires ou conservateurs, les hommes qui se succèdent au pouvoir sont presque tous d’accord sur un point : la place de la femme est à la maison, pas dans la cité, et encore moins à la tribune d’une assemblée.
D’abord laissée à l’initiative familiale et aux religieuses, l’éducation des jeunes filles devient, à la fin du siècle, affaire de l’État et terrain d’affrontement entre l’Église et les tenants de la laïcité.

Dans le même temps, on assiste pourtant à l’émergence d’un féminisme partagé entre courant égalitaire - révolutionnaire, suffragiste, revendicatif, voire même libertaire - et courant dualiste, conservateur et catholique, partisan d’une évolution plus que d’une révolution. Si les femmes à la fin du siècle parviennent à remporter quelques victoires (accès à l’enseignement secondaire et à l’université, divorce, possibilité d’exercer de nouveaux métiers), il faudra cependant attendre le milieu du XXe siècle pour franchir, avec le suffrage réellement universel (et non plus seulement masculin), une étape décisive sur le chemin de l’égalité entre les sexes.

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Cette photo de Louise Michel âgée était glissée dans les Mémoires de Louise Michel écrits par elle-même. (Tome 1.- Paris : F. Rey, 1886), avec une lettre signée de sa main et probablement adressée à Jules Claretie (1840-1913).

Madeleine Brès, première femme française reçue docteur en médecine en 1875, in Haryett Fontanges.- Les Femmes docteurs en médecine dans tous les pays.- Paris : Alliance coopérative du livre, 1901.

L’hôtel Thiers fut transformé en hôpital militaire par l’Institut pendant la Première Guerre Mondiale. Frédéric Masson, administrateur de l’hôpital, a, dans son opuscule Les Femmes et la Guerre de 1914. (Paris : Bloud et Gay, 1915), rendu hommage aux femmes bénévoles qui se sont illustrées comme infirmières au service des blessés. 

Lettre de Mgr Dupanloup à Clarisse Bader, datée de 1871 et évoquant les problèmes d’éducation laïque et le siège de Paris. Pédagogue catholique, l’académicien, évêque d’Orléans entendait développer une éducation supérieure pour les femmes, mais à condition qu’elle reste dans le giron de l’Église, ce en quoi il s’opposait à Victor Duruy, créateur, en 1867, de cours secondaires laïcs pour jeunes filles. Clarisse Bader (1850-1906), femme de lettres, a consacré une bonne partie de son œuvre à la condition féminine à travers les âges. Catholique, disciple enthousiaste de l’évêque d’Orléans, elle prône un féminisme dualiste. Sa correspondance inédite, conservée à la bibliothèque Thiers, comporte 66 lettres signées par Mgr Dupanloup.

L’exposition est visible les jeudi et vendredi de 12h à 18h
Tél. : 01 48 78 14 33 ou 01 48 78 92 90

Bibliothèque Thiers
27, place Saint-Georges, 75009 Paris
Tél. : 01 48 78 92 90
Télécopie : 01 48 78 92 92
Conservateur : Sylvie Biet
Bibliothécaire : Danièle Chartier