Raccourcis

Remise solennelle des Grands Prix des Fondations de l'Institut de France


Le 07 juin 2017

Actualités

Sommaire

Créée en 2005 à l’initiative de Pierre Messmer, chancelier de l’Institut de France de 1999 à 2006, cette cérémonie s’inscrit dans la lignée de remise des Grands Prix internationaux dans les domaines scientifique, culturel et humanitaire. Généralement organisée le premier mercredi du mois de juin, ce rendez-vous est aussi l’occasion de revenir sur les actions menées dans l’année écoulée par les Fondations abritées à l’Institut de France.

La cérémonie de remise des Grands Prix des Fondations de l’Institut de France s'est déroulée le mercredi 7 juin 2017.

La qualité des lauréats et l’importance des montants distribués placent ces Prix parmi les plus importants à l’échelle internationale dans les domaines scientifique, culturel et humanitaire. Ce rendez-vous est également l’occasion de revenir sur l’ensemble des actions des Fondations abritées à l’Institut de France, menées dans l’année écoulée.

sommairePrix Christophe Mérieux de la Fondation Christophe et Rodolphe Mérieux

Le Prix Christophe Mérieux 2017 a été attribué à Serge Eholié et Xavier Anglaret du Centre de recherche sur les maladies infectieuses et pathologies associées à Abidjan (Côte-d’Ivoire).

Alain-Jacques Valleron (Académie des sciences), Xavier Anglaret et Serge Eholié, lauréats 2017Serge Eholié et Xavier Anglaret co-dirigent une équipe fondée en 1994 sous le sceau d’un partenariat international exemplaire, sous la tutelle conjointe de l’Agence Nationale de Recherches sur le SIDA et les hépatites virales (ANRS, France), des Ministères ivoiriens en charge de la santé et de la recherche, de l’Inserm, et de l’Université de Bordeaux. Cette équipe, qui associe des personnalités ivoiriennes et françaises de premier plan, a deux missions : mener des recherches sur les maladies infectieuses pour améliorer la santé des populations et former des jeunes à la recherche médicale. Ses études sont multidisciplinaires, associant médecine clinique, biologie et sciences sociales, en collaboration avec des équipes référentes européennes, africaines ou américaines, des ONG médicales et des institutions de recherche internationales. En 23 ans d’activité, l’équipe s’est élargie et consolidée. Elle mène actuellement des études dans 15 pays (dont 11 africains). Son activité de recherche s’est étendue à toutes formes de maladies infectieuses à potentiel épidémique menaçant (dont Ebola). Depuis 1996, l’équipe a mené 83 études, publié 438 articles scientifiques, formé 80 chercheurs en Master et 30 en thèses de science, et donné naissance à Abidjan à deux grands centres de soins dans lesquels sont actuellement suivies des milliers de personnes. En 2014, grâce à son expérience en recherche clinique, l’équipe a été une des rares au monde capable de se mobiliser rapidement pour mener des essais thérapeutiques sur la maladie à Ebola en Guinée. Ses trois priorités pour les années à venir sont les nouvelles stratégies de traitement antirétroviral, la prévention et prise en charge des hépatites virales, la documentation et le traitement des causes de fièvres dans un contexte de transition entre paludisme et fièvres émergentes, et la recherche vaccinale.

sommaireGrand Prix scientifique de la Fondation Louis D.

 Le Grand Prix scientifique 2017 de la Fondation Louis D.-Institut de France sur le thème « Biodiversité » a été attribué à Tatiana Giraud (Laboratoire Écologie, Systématique et Évolution, UMR 8079, Université Paris-Sud).

Christian Dumas (Académie des sciences), et Tatiana Giraud, lauréate 2017Tatiana Giraud a obtenu un diplôme d’ingénieur agronome en 1995, à l’issu duquel elle s’est découverte une passion pour la recherche scientifique et la biologie évolutive. Depuis lors, elle n’a cessé de chercher à comprendre la diversité et l’adaptation des organismes vivants, en utilisant principalement les champignons comme modèles biologiques. Elle a obtenu un diplôme de doctorat en 1998. Après un poste d’ATER à l’Université Paris 13 puis un post-doctorat à l’Université de Lausanne, Tatiana Giraud a été recrutée au CNRS en 2001. Tatiana Giraud et son équipe étudient la diversité des champignons et les mécanismes évolutifs permettant aux organismes d’évoluer, de se diversifier, et de s’adapter à un environnement changeant rapidement. Elle a notamment étudié les mécanismes responsables de l’émergence de nouvelles maladies, depuis la formation de nouvelles espèces chez les champignons pathogènes, spécialisés sur de nouvelles plantes hôtes, jusqu’aux processus à l’oeuvre lors des invasions biologiques.

Les travaux ont en particulier permis de mieux comprendre comment émergent les nouvelles maladies de plantes dans les écosystèmes naturels et agricoles. Ils ont notamment montré que l’adaptation des champignons Penicillium utilisés pour l’affinage du fromage s’était réalisée par de multiples transferts de gènes entre espèces. Les travaux sur les espèces domestiquées ont aussi révélé la séquence d’événements génétiques à l’origine du pommier cultivé. Les projets actuels de Tatiana Giraud et son équipe portent sur la compréhension des processus génomiques impliqués dans l’adaptation rapide à de nouvelles conditions environnementales en utilisant comme modèles des champignons castrateurs de plantes et des champignons domestiqués utilisés pour l’affinage des fromages.

sommaireGrand Prix humanitaire de la Fondation Louis D.

Remis alternativement avec le Grand Prix culturel, le Prix humanitaire Louis D. a pour objet d’encourager et de permettre la consolidation de projets visant à l’épanouissement de personnes dans le besoin. Le Prix humanitaire 2017 de la Fondation Louis D.-Institut de France a été remis ex æquo à Basiliade, L’Arche et l’Œuvre de Secours aux Enfants (OSE).

Jean-Robert Pitte, secrétaire perpétuel de l'ASMP, et les présidents des trois associations lauréates

  • Basiliade, représentée par Didier Arthaud, président-fondateur

Association fondée en 1993, Basiliade se fixe pour but l’accueil des personnes en situation de précarité et malades, notamment celles atteintes par le VIH. Basiliade  compte aujourd’hui 30 salariés et de 80 volontaires. La volonté des porteurs du projet est de conserver cet équilibre entre volontaires et salariés. Les équipes pluridisciplinaires de travailleurs sociaux, médecins, infirmiers, psychologues et chargé d’insertion assurent un suivi personnalisé des personnes accompagnées en vue d’un retour durable à l’autonomie, notamment grâce à un dispositif de 70 appartements mis à disposition des « résidents ». Basiliade présente le projet « Maison Chemin Vert, un lieu innovant dans la prise en charge globale des personnes atteintes de maladies infectieuses » ; il s’agit de développer au cœur de Paris (11e arrondissement) une maison de santé, qu’il s’agisse d’un suivi global, de la médecine générale, de l’insertion professionnelle, d’un suivi spécialisé des pathologies ou d’un suivi psycho-social. Ce pôle de soins passe par l’exécution de travaux d’investissement pour réhabiliter un bâtiment de 950 m2.

  • L’Arche, représentée par Bruno de Laage, président 

L’Arche, fondée en 1964, a pour mission de proposer de faire vivre ensemble des hommes et des femmes, avec ou sans handicap mental, de culture, de religion, de milieu social, d’âge très divers pour partager une vie communautaire dans des petits foyers à taille humaine. L’Arche permet aux personnes handicapées accueillies de vivre avec les assistants des relations d’amitié qui dépassent la simple relation d’aide. Les communautés sont des associations médico-sociales mais aussi des « communautés de vie ». Chaque site comprend plusieurs foyers, qui hébergent chacun une dizaine de personnes, et un lieu d’activité ou de travail. Les foyers sont conçus comme des maisons familiales pour en faire des lieux chaleureux, où l’on se sent « chez soi ». Aujourd’hui, L’Arche accueille plus de 4 000 personnes avec un handicap mental au sein de 150 communautés dans 38 pays. Le projet de « Création de la communauté de L’Arche en Pays Comtois » consiste à réhabiliter notamment la Maison des Orphelins, joyaux historique situé en plein centre-ville de Dole, à 50 mètres de la maison natale de Louis Pasteur, ce bâtiment du XVIIIe siècle est inscrit au patrimoine des Monuments Historiques. L’Arche projette d’intégrer des studios pour étudiants dans la partie « foyer » du centre communautaire.

  • L’OSE (Oeuvre de Secours aux Enfants), représentée par Jean-François Guthmann, président 

L’association dite « Œuvre de Secours aux Enfants » (OSE), fondée en 1912 à Saint-Pétersbourg, implantée en France en 1933, déclarée une première fois en préfecture en 1934 et déchue de son statut en 1941, elle est reconnue d’utilité publique par décret du 14 septembre 1951. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a mis en place un réseau de sauvetage clandestin permettant de soustraire 2 000 enfants à la déportation.Son action regroupe maintenant l’enfance en danger, la médecine sociale, la dépendance, le handicap et la mémoire de son engagement en faveur du vivre-ensemble notamment par l’accueil des réfugiés en partenariat avec l’association France Terre d’asile. 800 professionnels et 200 bénévoles interviennent au sein de 35 établissements en Ile-de France et tout récemment à Lyon et à Strasbourg. Le projet de l’OSE s’inscrit dans le cadre de mise aux normes obligatoire, de réorganisation et de rénovation du centre Georges et Lili Garel (117 rue du Faubourg du Temple, Paris), siège social emblématique de l’association depuis 20 ans. L’agrandissement et la rénovation de cet immeuble où se croisent les générations et les cultures, permettra l’amélioration des conditions d’accueil et d’accompagnement des enfants et des familles en grandes difficultés éducatives qui y sont reçus. L’OSE pourra y déployer des activités nouvelles liées à son projet associatif, à son ambition et à ses valeurs humanistes.

sommaire Grand Prix scientifique de la Fondation Lefoulon-Delalande

Le Grand Prix scientifique 2017 de la Fondation Lefoulon-Delalande - Institut de France dans le domaine cardio-vasculaire, a été attribué au Professeur Alain Cribier (CHU Charles Nicolle, Rouen et professeur émérite à l’Université de Rouen).

Alain Carpentier (Académie des sciences), et le professeur Alain Cribier, lauréat 2017Alain Cribier a réalisé toute sa carrière dans le service de Cardiologie du CHU de Rouen, service qu’il a dirigé pendant 20 ans. Sa reconnaissance internationale découle d’innovations thérapeutiques interventionnelles majeures à diffusion mondiale dans le domaine des maladies valvulaires qui ont sauvé la vie ou considérablement amélioré l’état santé de plusieurs dizaines de milliers de personnes souffrant d’un rétrécissement aortique et considérées comme inopérables.
Après la dilatation par ballonnet du rétrécissement aortique calcifié (1985), le micro-commissurotome (1997) pour le traitement du rétrécissement mitral, c’est le remplacement valvulaire aortique par simple cathétérisme cardiaque (ou TAVI) qui reste son innovation la plus emblématique en offrant une solution salvatrice pour les patients à haut risque chirurgical. L’impact actuel du TAVI est considérable, avec plus de 300 000 patients traités dans le monde, dans 65 pays, depuis le premier cas réalisé à Rouen en Avril 2002, et des indications en expansion constante. Le TAVI a bouleversé les pratiques médicales, et permis de sauver des dizaines de milliers de malades grâce à une technique peu invasive, ne nécessitant qu’une très courte hospitalisation. Il est actuellement considéré comme l’innovation la plus importante en cardiologie avec l’angioplastie coronarienne.

Alain Cribier reste très fortement impliqué dans la formation et l’enseignement du TAVI à Rouen et dans le monde entier. Il est actuellement Directeur Médical du Centre de Simulation Médicale Multidisciplinaire de Rouen, une ambitieuse réalisation qu’il a impulsée. Il continue de participer à de grands projets nationaux de Recherche Hospitalo-Universitaires (RHU) tels que « Stop-AS », un projet de grande ampleur sur le thème général du rétrécissement aortique, coordonné par l’équipe de Rouen. Alain Cribier a reçu de nombreuses distinctions internationales pour son travail de pionnier. Ce prix va contribuer au financement de la Fondation Charles Nicolle, Fondation d’Utilité Publique dont Alain Cribier est le parrain et qui a pour but d’aider financièrement la recherche et les innovations de santé, ainsi que la prévention et la formation, avec une collaboration de l’Université et du CHU-Hôpitaux de Rouen.

sommairePrix scientifique de la Fondation NRJ

Le Prix NRJ 2017 a été attribué à à Jean-Yves Delattre (Hôpital Pitié-Salpêtrière) pour encourager ses travaux de recherche sur l’apport de la génomique à la classification, la compréhension et la prise en charge des tumeurs gliales de l’adulte.

Yves Agid (Académie des sciences), et Jean-Yves Delattre, lauréat 2017Jean-Yves Delattre, 63 ans, est neurologue, directeur médical de l’Institut du Cerveau et de la Moelle et anime le pôle des maladies du système nerveux à l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière. Son orientation précoce en neuro-oncologie l’a conduit chez Jerome Posner, pionnier de la discipline, au MSKCC de New York (Memorial Sloan Kettering Cancer Center) dans les années 80. De retour en France, il prend la direction du service de Neurologie Mazarin et crée avec ses collègues Marc Sanson et Khê Hoang-Xuan le laboratoire de Neuro-Oncologie (ainsi que  la banque et la base de données cliniques des tumeurs cérébrales) de la Salpêtrière qui constitue un outil unique en Europe. Ses travaux sur la caractérisation moléculaire des tumeurs cérébrales ont permis d’identifier et de déterminer la pertinence de nouveaux biomarqueurs qui s’avèrent aujourd’hui précieux pour améliorer la prise en charge des patients et sont intégrés dans la nouvelle classification des tumeurs cérébrales de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Actuellement, son principal projet est de développer une unité de thérapie expérimentale qui puisse accélérer considérablement (« autoroute thérapeutique ») le transfert de thérapies innovantes au lit du patient. 

sommaireGrand Prix scientifique de la Fondation Simone et Cino Del Duca

Le Grand Prix scientifique 2017 de la Fondation Simone et Cino Del Duca-Institut de France sur le thème des réseaux a été attribué à Laurent Massoulié (directeur du centre de recherche commun Inria - Microsoft Research et en charge de l’équipe « Information Networks » depuis 2014).

Gérard Berry (Académie des sciences) et Laurent Massoulié, lauréat 2017Polytechnicien, Laurent Massoulié a effectué sa thèse en probabilités appliquées à Supélec, puis a passé 17 années dans des laboratoires de recherche industrielle (France Télécom, Microsoft, puis Thomson) avant de rejoindre Inria en 2012. Il s’est intéressé au contrôle des flux de données dans Internet, aux systèmes distribués dits « pair-à-pair », qui sont des réseaux auto-organisés de machines connectées à Internet, et plus récemment aux réseaux sociaux en ligne. Dans ces contextes il a développé des modèles mathématiques inspirés notamment de la physique statistique et de la micro-économie, qu’il a utilisés pour identifier des algorithmes efficaces.

Ses travaux récents portent sur le « profilage » statistique des usagers des réseaux sociaux en ligne et des informations qui y circulent. Il s’intéresse à ce problème de recommandation pour une nouvelle génération de plateformes de recherche d’information qui mettent en relation usagers en quête d’information et experts pouvant les renseigner. Dans le contexte des réseaux pair-à-pair, il a proposé avec ses collègues des algorithmes distribués pour adapter la topologie de ces réseaux, et diffuser efficacement en temps réel un flux de données dans ces réseaux. Ces travaux ont influencé la conception de systèmes populaires pour la diffusion de chaînes de télévision par Internet. Sur le problème de détection de communautés, il a pu prouver que certains algorithmes dits « spectraux » permettaient de réaliser un profilage informatif des usagers d’un réseau jusqu’à un point de transition en-dessous duquel aucun algorithme connu ne permet un tel profilage. Ce phénomène, qui avait été prédit par des chercheurs en physique statistique, est donc maintenant confirmé.

sommaireGrand Prix d'archéologie de la Fondation Simone et Cino Del Duca

Le Grand Prix d’archéologie 2017 de la Fondation Simone et Cino Del Duca-Institut de France a été remis au programme de recherche Thanar dirigé par le professeur Arthur Muller (Université de Lille-Sciences humaines et sociales, Halma UMR 8164).

Olivier Picard (Académie des inscriptions et belles-lettres), et Arthur Muller, lauréat  Le programme de recherche Thanar, intitulé « Un site exceptionnel à Thasos. Au coeur de la cité : treize siècles d’histoire au prisme de l’archéologie » est mené depuis 2002 sur le site de Thasos, sur l’île du même nom au nord de la Grèce. Le professeur Arthur Muller participe aux fouilles depuis une trentaine d’années, conduites par l’Université de Lille III et l’Université Nationale Capodistrias d’Athènes, sous l’égide de l’École française d’Athènes et de l’Éphorie des Antiquités de Kavala-Thasos (Ministère de la Culture grec). Dans cette colonie de Paros en Égée septentrionale, les campagnes alternées de fouille et post-fouille ont mis au jour et étudié une exceptionnelle demeure protobyzantine, détruite en 620 ap. J.-C., et ont exploré la puissante stratification sous-jacente. Elles ont ainsi livré une moisson de résultats touchant à toutes les périodes de l’histoire de Thasos, en remontant, à travers treize siècles d’occupation continue, jusqu’à la période précoloniale, dans les dernières décennies du VIIIe siècle av. J.-C. : les résultats relèvent aussi bien de l’archéologie protohistorique que de l’archéologie classique (grecque et romaine) et de l’archéologie byzantine. Les nouveautés les plus marquantes concernent la vocation métallurgique de la présence indigène des Thraces, peuples des Balkans, arrivés sur l’île avant les Grecs, la permanence architecturale absolument unique d’un édifice public de l’époque archaïque jusqu’à l’époque protobyzantine, et les circonstances de la fin de l’Antiquité à Thasos, causée par un important séisme au VIIe siècle ap. J.-C.

sommairePrix mondial Cino Del Duca de la Fondation Simone et Cino Del Duca

Le Prix mondial Cino Del Duca 2017 de la Fondation Simone et Cino Del Duca-Institut de France a été remis à Benedetta Craveri (écrivain) pour l’ensemble de son œuvre.

Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie française, et Benetta Craveri, lauréate Petite-fille du grand philosophe, écrivain, historien et homme politique Benedetto Croce (1866-1952, fondateur du Parti libéral italien), Benedetta Craveri est née à Rome en 1942. Elle effectue ses études de lettres dans sa ville natale en 1969. Elle enseigne la littérature française depuis 1988, à l’Università degli Studi della Tuscia et, depuis 2005, à l’Università degli Studi Suor Orsola Benincasa de Naples. Ses recherches portent sur la civilisation littéraire française des XVIIe et XVIIIe siècles, en particulier sur la communication, le rôle des femmes, la littérature épistolaire, le roman et les formes courtes. Elle a publié plusieurs monographies sur ces sujets, ainsi que de nombreux essais et articles critiques. De 2006 à 2007, elle a été professeur invité à l’Université Paris IV-Sorbonne. Elle est membre du directoire de la Fondation Benedetto Croce à Naples, de l’association culturelle Joseph Brodsky, du Prix Chateaubriand-La Vallée-aux-Loups et du Prix littéraire du Mémorial d’Ajaccio. Elle collabore régulièrement aux pages culturelles de la Repubblica, du New York Review of Books et de la Revue d’Histoire Littéraire de la France. En 2004, elle est fait officier des Arts et des Lettres de la République Française, elle reçoit le Prix du rayonnement de la langue et de la littérature française en 2006. Depuis quelques années, elle dirige à la radio italienne une émission quotidienne sur l’actualité culturelle et collabore au journal de Turin La Stampa.

dossier_de_presse_Grands_Prix_2017.pdf

 

 

 

 

 

Les actualités


Du 05 au 06 Mai 2017

Le 07 Juin 2017

Du 31 Mar au 30 Avr 2017

Actualités

La Lettre - Mars 2017

Du 01 au 28 Fév 2017

Du 20 au 31 Jan 2017