Raccourcis

Remise des Grands Prix des Fondations de l'Institut de France


Le 30 mai 2018

Institut de France

Sommaire

Créée en 2005, cette cérémonie s’inscrit dans la lignée de remise des Grands Prix internationaux dans les domaines scientifique, culturel et humanitaire. Ce rendez-vous est aussi l’occasion de revenir sur les actions menées dans l’année écoulée par les Fondations abritées à l’Institut de France.

 

 

sommairePrix Christophe Mérieux de la Fondation Christophe et Rodolphe Mérieux

Le Prix Christophe Mérieux de la Fondation Christophe et Rodolphe Mérieux - Institut de France 2018 a été attribué à Patricia Brasil de la clinique des maladies fébriles (Fiocruz), Rio de Janeiro, pour ses travaux de recherche sur les maladies infectieuses en Amérique Latine.

 

 

Le Docteur Patricia Brasil a vu naître son intérêt pour la médecine tropicale grâce au début de la systématisation de l’investigation de la fièvre par un professeur de l’Université fédérale de Rio de Janeiro qui a sauvé sa meilleure amie de faculté de la malaria falciparum. Pendant son internat à l’Hôpital dos Servidores do Estado de Rio de Janeiro, elle s’est spécialisée en maladies infectieuses. Au cours de cette période, elle a eu l’opportunité d’aller en Amazonie et de soigner des Yanomami atteints de paludisme. De retour à Rio, elle est profondément touchée par l’angoisse croissante des jeunes atteints du sida. Patricia Brasil a bénéficié du programme de coopération du sida Brésil-France, pour se former au diagnostic des maladies opportunistes parasitaires et mycologiques du sida dans le laboratoire de Parasitologie-Mycologie de l’Hôpital Saint-Louis à Paris. Très motivée par la recherche en biologie initiée en France, elle a travaillé sur le diagnostic des microsporidies chez les sidéens pour obtenir son doctorat en sciences à la Fundação Oswaldo Cruz (Fiocruz). Confrontée aux réalités sanitaires difficiles de son pays, elle a toujours été tiraillée entre sa volonté de suivre une carrière scientifique et celle de pratiquer son métier de médecin dans une logique d’assistance publique. C’est ce service public qu’elle a cherché à remplir à l’hôpital São Sebastião (Rio de Janeiro), référence en maladies infectieuses. Patrícia Brasil a ensuite rejoint la Fiocruz en tant que chercheuse associée de l’Institut national d’Infectiologie Evandro Chagas. Elle y a développé le Laboratoire de Recherche clinique sur les Maladies fébriles. L’axe principal de ses recherches porte sur les maladies infectieuses émergentes et ré-émergentes. Elle est aussi professeur de médecine tropicale et de recherche clinique dans les programmes d’études supérieures et postuniversitaires de la Fiocruz.

 

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sommaireGrand Prix artistique de la Fondation Simone et Cino Del Duca

Le Prix artistique de la Fondation Simone et Cino Del Duca 2018 - Institut de France, a été remis à Giuseppe Penone (sculpteur), pour l'ensemble de son œuvre. Sa fille, Caterina Penone a reçu le Prix pour son père qui n'a pas pu être présent sous la Coupole le 30 mai dernier.

 

 

Né en 1947 à Garessio (Italie), Giuseppe Penone est l’un des héritiers et acteurs majeurs de l’Arte Povera (Art pauvre). Après des études de comptabilité, il entre aux Beaux-Arts de Turin où il choisit la sculpture. Un professeur de modelage y façonne un buste – addition et soustraction d’argile : pour Penone, soudain, cette évidence : l’essentiel n’est plus l’élaboration du visage mais l’empreinte des mains du sculpteur, ses mains en négatif. Le geste et son empreinte. Une découverte qui l’inscrit bientôt dans le courant de l’Arte Povera dont il est le plus jeune représentant. À l’instar notamment de Luciano Fabro, Jannis Kounellis, Mario Merz ou Michelangelo Pistoletto, il s’agit de se dépouiller volontairement « des acquis de la culture pour atteindre à la vérité du corps et de ses perceptions premières ». Le travail de Penone fait surgir la nature commune à tout ce qui existe. Il la dévoile à travers les aspects concrets – visuels, tactiles et olfactifs – de la matière, qu’il explore jusqu’à en révéler les fondements magiques et fantastiques. La limite, ce qui définit la singularité de toute chose et de tout être vivant, est un concept central dans l’œuvre de Penone. L’artiste la considère comme une frontière, ce qui implique de se concentrer sur le contact mutuel. Cette idée transparaît à travers les processus adoptés dans son travail, basé sur la relation d’entités diverses, parfois opposées, qui, en se côtoyant, se modifient et se déterminent les unes par rapport aux autres.  

 

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sommaireGrand Prix scientifique de la Fondation Charles Defforey

Le Prix scientifique de la Fondation Charles Defforey 2018 de la Fondation Charles Defforey - Institut de France, a été remis à Nicolas Andreff (roboticien), pour ses recherches et son travail sur le thème "Mécanique, robotique et intelligence artificielle".

 

 

En tout début de carrière, à Grenoble, Nicolas Andreff a contribué à des aspects fondamentaux de la robotique telle que la commande de robots par l’image, ou encore la marche bipède. Entre 2000 et 2009, à Clermont-Ferrand, il a participé au développement de méthodes originales de commande dynamique de robots dits parallèles par vision rapide, dans un objectif à long terme d’exploitation en industrie manufacturière. En 2009, à Besançon, l’objet de ses recherches a fortement changé, à la fois en dimensions (d’un projet de robot géant à câbles à la microrobotique) et en objectifs (de la robotique industrielle à la robotique médicale). En 2012, il crée l’équipe MiNaRob (Micro-/Nano-Robotique Biomédicale) qu’il dirige depuis. Cette création est un pari en ce sens qu’elle représente pour lui une véritable mobilité thématique. Par sa cohérence, elle démontre une grande maturité et une vision dans un domaine très peu exploré en France : l’application des micro et nanotechnologies en robotique médicale. Très vite son équipe acquiert une réputation nationale et internationale dans les domaines de la micromanipulation sans contact (laboratoires sur puce), la robotique chirurgicale (chirurgie des cordes vocales notamment, débouchant sur la création prochaine de la start-up Amarob), le guidage de robots par imagerie médicale (tomographie en cohérence optique) et la conception et la commande de micromécanismes intracorporels. Ce type de recherche exige un partenariat fort avec la médecine pour les études cliniques ; ce partenariat est assuré avec le CHRU de Besançon, l’Établissement français du sang et l’Inserm. Enfin, avec son équipe il a développé la manipulation à plusieurs doigts/baguettes de micro-objets et le guidage sous-millimétrique d’outils chirurgicaux miniaturisés sous contraintes géométriques, appelé dextérité intracorporelle.

 

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sommaireGrand Prix d'archéologie de la Fondation Simone et Cino Del Duca

Le Prix d'archéologie de la Fondation Simone et Cino Del Duca 2018 - Institut de France, a été remis au projet Naachtun, dirigé par Philippe Nondédéo, pour les avancées majeures dans la connaissance de la civilisation maya.

 

 

Philippe Nondédéo a soutenu sa thèse de doctorat en archéologie précolombienne à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne en 2001. Celle-ci portait sur l’étude de l’habitat d’une région particulière de l’aire maya, la région Río Bec, ainsi que sur les questions d’influences stylistiques et culturelles (au travers de l’architecture et de la culture matérielle) et d’organisation socio-politique en l’absence de royauté sacrée. Ce travail sur le terrain a permis de caractériser les particularités sociales, politiques et économiques de cette région singulière du monde maya. À partir de 2010, il a entrepris l’étude du site de Naachtun, grande capitale de région située dans le nord du Petén au Guatemala et caractérisée par sa puissante royauté sacrée. Philippe Nondédéo s’est entouré progressivement d’une équipe performante et pluridisciplinaire de chercheurs de haut niveau ainsi que de jeunes doctorants, tant français que guatémaltèques. Sous sa direction, le projet a permis de réaliser des avancées majeures dans la connaissance de la civilisation maya, tant dans ses aspects historiques, géopolitiques et sociaux, que dans la gestion du milieu et des ressources naturelles par les populations préhispaniques. Il a également permis de mieux comprendre le phénomène d’abandon de cette cité. À court terme, sa recherche devrait s’orienter vers une étude à une échelle non plus basée sur le site mais sur son territoire de contrôle (135 km²), son hinterland, et axée sur l’exploitation de nouvelles données cartographiques (Lidar) acquises récemment et en cours d’exploitation. 

 

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sommaireGrand Prix scientifique de la Fondation Lefoulon-Delalande

Le Prix de la Fondation Lefoulon-Delalande 2018 de la Fondation Lefoulon-Delalande - Institut de France, a été remis conjointement à Catherine Boileau (Professeur), Nabil Seidah (Chercheur) et Helen Hobbs (Docteur) pour leurs travaux de recherche sur les maladies cardiovasculaires.

 

  • Catherine Boileau

Depuis 35 ans, le professeur Boileau réalise des travaux de recherche dans le domaine des maladies cardiovasculaires. Ses travaux visent à comprendre les mécanismes pathogéniques impliqués avec pour objectifs de déboucher sur des tests tant diagnostiques que prédictifs de gravité et d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Ses modèles d’étude sont les maladies héréditaires humaines et sa stratégie de recherche repose sur une interaction étroite avec les services cliniques afin d’effectuer un recrutement pertinent des patients et de leurs familles. Ce recrutement a permis de réaliser des études rigoureuses de génétique, de génomique, de biologie moléculaire et de biologie cellulaire. Son équipe de recherche a émis l’hypothèse que des gènes autres que les deux gènes connus (LDLR et APOB) pouvaient porter des mutations responsables d’hypercholestérolémie familiale (FH). Il s’agit d’une maladie héréditaire modèle des complications cardiovasculaires associées aux dépôts de cholestérol en excès. Les travaux ont conduit à l’identification du gène PCSK9 dont le produit était un acteur majeur mais totalement inconnu du métabolisme du cholestérol chez l’homme et donc une nouvelle cible thérapeutique. Cette découverte a connu une application concrète en orientant les efforts de développement des industries pharmaceutiques de stratégies « anti-PCSK9 ». Ses travaux se sont poursuivis avec pour but l’identification de nouveaux gènes de FH (dont le gène « FH4 ») ainsi que l’identification de facteurs génétiques de variabilité pour développer des outils pronostiques et définir de nouvelles cibles thérapeutiques.

 

  • Nabil Seidah

Né en Égypte en 1949, Nabil Seidah est un chercheur canadien. En 1973, il obtient son doctorat à l’Université de Georgetown, à Washington DC. L’année suivante il entame des études sur les précurseurs de protéines à l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM). En 1976, il a co-découvert la β-endorphine et a œuvré à la caractérisation biochimique de la propiomélanocortine (POMC) et le facteur natriurétique des oreillettes. Il est à la tête du Laboratoire de biochimie neuroendocrinienne de Montréal depuis 1983. La carrière du docteur Nabil G. Seidah est centrée sur le rôle des protéines convertases (PC) et leurs mécanismes d’action, en vue de la création de nouveaux traitements pour un grand nombre de maladies humaines. Ses travaux ont permis de découvrir le potentiel des inhibiteurs de convertases, notamment les inhibiteurs de la PCSK9, comme futur médicament afin de contrôler le niveau de cholestérol. À l’aide de son équipe, il a clairement démontré l’importance du rôle des PC dans le cancer, les infections virales et les pathologies cardiovasculaires.

 

  • Helen Hobbs

Le Docteur Helen Hobbs, et son partenaire scientifique le Dr Jonathan Cohen, utilisent la génétique humaine pour identifier les protéines qui jouent un rôle clé dans le métabolisme des lipides et les troubles métaboliques. Au départ, elle a découvert les protéines défectueuses dans deux maladies à l’origine de taux de cholestérol très élevés et de maladies cardiaques précoces : l’hypercholestérolémie autosomique récessive (ARH / LDLRAP) et la sitostérolémie (ABCG5 et ABCG8). Pour trouver des protéines qui abaissent le taux de cholestérol sanguin, elle a mené une étude multiethnique (Dallas Heart Study, DHS). Dans cet échantillon, elle a pu établir que les variations de séquence qui ont des effets importants sur la fonction protéique, bien qu’individuellement rares, apportent une contribution significative aux niveaux de lipides sanguins, y compris les niveaux de HDL lorsqu’on les considère ensemble (ABCA1) et LDL (NPC1L1). Grâce à d’autres études dans ce même échantillon de population, elle a découvert des mutations inactives dans la protéine PCSK9 entraînant une hypocholestérolémie et une protection contre les maladies cardiaques. Elle a également identifié la première personne sans protéine PCSK9 en bonne santé. Elle a souligné comment la protéine PCSK9 participe à augmenter les niveaux de cholestérol, permettant le développement rapide d’agents anti-PCSK9 qui réduisent le cholestérol et les maladies cardiaques. Sa découverte plus récente de mutations chez des membres de la famille des angiopoïétines (ANGPTL3, -4 et -8) conduit également au développement de nouveaux agents hypolipidémiants. Enfin, elle a identifié le premier et le plus important gène (PNPLA3) conférant la susceptibilité à la stéatose hépatique, un problème de santé en plein essor qui sera bientôt la principale cause de cirrhose.

 

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sommaireGrand Prix culturel de la Fondation Charles Defforey

Le Prix culturel de la Fondation Charles Defforey 2018 de la Fondation Charles Defforey - Institut de France, a été remis à l'Institut International pour la francophonie de l'Université Jean Moulin Lyon 3, (représenté par son directeur Oliver Garro).

 

 

Créé en 2001 au sein de l’Université Jean Moulin Lyon 3 et soutenu par les partenaires institutionnels de la Francophonie (Organisation internationale de la Francophonie-OIF et Agence universitaire de la Francophonie-AUF) et par les collectivités territoriales (Région Auvergne-Rhône-Alpes, Métropole de Lyon), l’Institut international pour la Francophonie s’est développé autour de trois missions essentielles : former à la Francophonie ; produire de la recherche sur l’objet francophonie et sur son attractivité avec un ancrage dans l’Équipe d’Accueil 4586 « Francophonie, Mondialisation et Relations internationales » ; produire des discours, des idées et faire de la prospective sur et pour la Francophonie. Cette dernière mission, basée sur les deux premières, a vocation dans les années à venir à se renforcer avec un volet numérique plus important. 2IF présentait sa candidature pour son projet de création d’un Centre de documentation international des francophonies (CDIF) qui devrait être inauguré en 2020, année du cinquantième anniversaire de la naissance de la Francophonie institutionnelle. Ce centre, réel et virtuel, bibliothèque physique et plateforme numérique, diffusera les documents de l’important fonds documentaire déjà conservé au 2IF, les archives de l’OIF, ainsi que celles de certains de ses États membres et d’autres partenaires. Au-delà de leur traitement scientifique raisonné, ces archives seront rendues le plus largement possible accessibles au sein du monde francophone.

 

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sommairePrix scientifique de la Fondation NRJ

Le Prix scientifique 2018 de la Fondation NRJ - Institut de France, a été remis à Homaira Nawabi (Chercheur en neurobiologie), pour ses recherches et son travail sur le thème "Réparation du système nerveux".

Homaira Nawabi est née en 1981 à Kaboul et s’est installée avec ses parents en France à l’âge de 9 ans. Durant sa thèse à l’Université de Lyon sous la direction de Valérie Castellani, elle s’est intéressée à la mise en place des circuits neuronaux au cours du développent de l’embryon. Elle a ensuite travaillé 6 ans à Boston (USA-Harvard Medical School-Boston Childrens Hospital) dans le domaine de la régénérescence axonale, dans l’équipe de Zhigang He. Depuis le mois d’avril 2016, elle dirige une équipe de recherche à l’Institut des neurosciences à Grenoble. Avec cette dernière, elle continue de s’intéresser plus particulièrement à la réparation des circuits nerveux. En effet, elle a mis au point un modèle de régénérescence à longue distance qui ouvre la voie à de nouvelles questions émergentes dans le domaine. Récemment plusieurs travaux, dont ceux de son équipe, ont permis la croissance axonale à longue distance dans le système nerveux central après lésion, ouvrant l’espoir à un futur retour fonctionnel. Toutefois, ces résultats, extrêmement prometteurs, ont mis en exergue les futurs défis : peut-on guider correctement ces axones vers leurs cibles ? Peuvent-ils reformer des circuits fonctionnels ? En effet, une partie des axones en cours de repousse innervent de façon anarchique certains territoires, pouvant conduire à des effets néfastes.

 

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sommaireGrand Prix scientifique de la Fondation Simone et Cino Del Duca

Le Prix scientifique 2018 de la Fondation Simone et Cino Del Duca - Institut de France, a été remis à Fatima Mechta-Grigoriou (Chercheur au Centre de recherche de l'Institut Curie), pour son travail sur le thème "Mécanismes de résistance et adaptation au stress".

 

 

Après avoir réalisé sa thèse sur le facteur de transcription AP-1 et la prolifération cellulaire dans le laboratoire de Moshe Yaniv à l’Institut Pasteur, puis son post-doctorat à l’ENS sur la segmentation du rhombencéphale sous la direction du Dr Patrick Charnay, Fatima Mechta-Grigoriou a ensuite développé, pendant quelques années et à nouveau dans le laboratoire de Moshe Yaniv, un programme de recherche original associant facteur de transcription JunD, stress oxydant persistant et angiogenèse. C’est ainsi qu’elle a commencé à s’intéresser aux conséquences pathophysiologiques d’un stress oxydant chronique, sujet qui depuis lors n’a pas cessé de l’intéresser. Au sein de son laboratoire, elle a démontré que l’accumulation de ces espèces favorise le vieillissement et accroît le développement tumoral, notamment en modifiant profondément le micro-environnement tumoral, composé par les cellules normales exemptes d’altérations génétiques mais qui sont détournées par les cellules tumorales à leur profit. Si un stress oxydant stimule le développement tumoral, son laboratoire a démontré qu’il améliore aussi la réponse à certains agents chimiothérapeutiques, tels que les taxanes. Ces résultats ont été démontrés dans les cancers du sein et de l’ovaire et différents mécanismes ont été mis en évidence par son laboratoire. Ainsi, son laboratoire a caractérisé le Yin et le Yang des espèces réactives de l’oxygène, qui stimulent le développement cancéreux mais améliorent aussi la réponse à la chimiothérapie.

 

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sommairePrix mondial Cino Del Duca de la Fondation Simone et Cino Del Duca

Le Prix Mondial Cino Del Duca 2018 de la Fondation Simone et Cino Del Duca - Institut de France, a été remis à Philippe Jaccottet (poète), pour l'ensemble de son œuvre. Son fils, Antoine Jaccottet a reçu le Prix pour son père qui n'a pas pu être présent sous la Coupole le 30 mai dernier.

 

 

Philippe Jaccottet est né à Moudon (Suisse) en 1925. Après des études de Lettres à Lausanne, il part en 1946 à Paris, comme collaborateur des Éditions Mermod. Il y fait sa première traduction, La Mort à Venise de Thomas Mann, et des rencontres décisives : Jean Paulhan, Henri Thomas, Pierre Leyris, Francis Ponge. En 1953, il épouse Anne-Marie Haesler, artiste peintre, et le couple s’installe à Grignan, dans la Drôme, où il réside toujours. Entre 1954 et 1960, naissent leurs deux enfants, puis s’enchaînent des séjours sur l’île d’Ibiza, de nombreux voyages en Italie, son pays d’élection. Il fait la découverte en 1960 de la poésie japonaise. Grand commentateur de ses contemporains qu’il a contribué, parmi d’autres, à révéler au public grâce à ses essais critiques, mais aussi traducteur de poètes de tous les temps, Philippe Jaccottet n’a cessé, parallèlement à son œuvre personnelle, de mettre son art au service d’autrui. Il traduit pour le Seuil toute l’œuvre de Musil (1957-1989), collabore à la vaste entreprise éditoriale des Œuvres de Rilke pour le même éditeur (1971-1983), et dirige l’édition des Œuvres de Hölderlin dans la Bibliothèque de la Pléiade (1967). On lui doit aujourd’hui le rayonnement en langue française d’œuvres majeures du patrimoine européen, d’Homère (Odyssée) à Mandelstam, en passant par Hölderlin, Góngora, Musil, Rilke, Leopardi et surtout Ungaretti. En 2014, il entre dans la Pléiade. L’essentiel de son œuvre est publiée chez Gallimard.

 

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