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La collection de peintures


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sommaireLa galerie de peintures

La collection de Peintures fait de Chantilly le premier musée français de peintures anciennes (d’avant 1850) après le musée du Louvre.

Elle est typique de la présentation des musées du XIXe siècle, qu’ils soient privés ou publics. Le duc d’Aumale a souhaité dans son testament voir conserver son accrochage. C’est une vaste salle aux angles abattus, éclairée par une verrière ; les œuvres sont présentées cadre à cadre sur des cimaises d’un rouge pompéien, en fonction des formats, sans logique chronologique : sur le mur de gauche, prédominent des œuvres italiennes, ou peintes en Italie (Poussin, Dughet), sur celui de droite, des toiles de l’école française.

Nicolas Poussin (1594-1665) est représenté avec des toiles de différentes périodes. Œuvres de jeunesse : Numa Pompilius (mur de gauche), L’Enfance de Bacchus (à gauche de la porte), et Le Massacre des Innocents, placé par le duc d’Aumale au centre de la galerie de Peintures (au premier rang, à gauche). Œuvres de la maturité : le Paysage avec deux nymphes et un serpent (à droite de la porte), qui témoigne du goût du peintre pour la nature.

Nombreux portraits historiques français des XVIIe-XVIIIe siècles : Mazarin ou Richelieu, par Philippe de Champaigne. Certains viennent des Condés : Portrait de Mlle de Clermont, sœur du duc de Bourbon, par Nattier, 1729 ; le Portrait de Marie-Antoinette, dauphine, peint en 1773 par Drouais (commande de Louis XV pour le château de Choisy). Le Déjeuner d’huîtres de Jean-François de Troy et Le Déjeuner de jambon de Nicolas Lancret (1735), placés de chaque côté des marches menant à la rotonde, furent commandés par le roi Louis XV pour la salle à manger des petits appartements de Versailles.

Œuvres de la période néoclassique (Les Trois Âges, par François Gérard, 1806, coll. Caroline Murat) et romantique (Les Deux Foscari, de Delacroix, 1855). Le duc d’Aumale, qui avait vécu en Algérie, aimait l’orientalisme (mur de droite), particulièrement Alexandre-Gabriel Decamps, Horace Vernet, Marilhat, Ziem et Fromentin (Chasse au héron en Algérie, 1865). Général, il acquiert également des tableaux militaires de Meissonier (Les Cuirassiers de 1805) et d’Alphonse de Neuville.

sommaireLa rotonde de la galerie de Peintures

La Madone de Lorette, considérée au temps du duc d’Aumale comme une copie d’un tableau perdu de Raphaël, fut authentifiée en 1979 grâce au numéro d’inventaire qu’elle portait dans la collection Borghese à Rome (en bas à gauche de l’œuvre). Le Portrait de Simonetta Vespucci, par Piero di Cosimo, montre la jeune maîtresse du grand-duc de Médicis, morte à vingt-trois ans, de profil, le buste dénudé, le serpent de l’immortalité autour du cou.

sommaireLes autres salles

sommaireLa salle Clouet

Portraits français de la Renaissance, dont tous les rois et reines de France du XVIe siècle : François Ier, Henri II, Charles IX, Henri III, la reine Catherine de Médicis (quatre portraits différents), ainsi que l’écrivain Michel de Montaigne.

sommaireLa salle Caroline

Deux charmantes figures de Watteau, Le Donneur de sérénade et L’Amante inquiète, et quatre têtes d’étude par Jean-Baptiste Greuze, dont une Tête de jeune fille, qui serait une esquisse pour L’Accordée de village (Louvre, 1761).

sommaireLe salon d'Orléans

Porcelaines de Chantilly (XVIIIe siècle) et dentelles de Chantilly (XIXe siècle).

sommaireLa salle Isabelle

Tous les courants de la peinture du XIXe siècle sont représentés :

  • le néoclassicisme, avec Ingres (Paolo et Francesca) ;
  • le romantisme, avec Géricault, Gudin et Léopold Robert ;
  • l’orientalisme, avec Decamps et Delacroix, qui, en 1832, accompagne au Maroc une mission diplomatique française (Le Corps de garde au Maroc, 1847) ;
  • l’école de Barbizon, avec Théodore Rousseau et Daubigny ;
  • l’académisme, avec Gérome, J.-P. Laurens, Meissonier et Protais.

sommaireLe cabinet du Giotto

Salle de peintures italiennes (XIVe - XVIIe siècles)
Retable commandé à Enguerrand Quarton et Pierre Villate en 1453, à Avignon, La Vierge de miséricorde, protégeant de son manteau les différentes classes de la société, selon une iconographie de la fin du Moyen Âge. Restauré en 2003 avec le soutien du groupe Generali.

sommaireLa galerie de Psyché

Vitraux en grisaille de la galerie du château d’Écouen (1542-1544), d’après l’histoire de Psyché.

sommaireLe Santuario

Deux Raphaël, Les Trois Grâces, inspirées d’un marbre antique, et la Vierge de la maison d’Orléans, provenant de la collection d’Orléans dispersée en 1791 ; un panneau de l’Histoire d’Esther par Filippino Lippi, et 40 miniatures de Jean Fouquet pour le Livre d’heures (de prières) d’Étienne Chevallier, trésorier du roi Charles VII, représenté sous les traits d’un roi mage.

sommaireLa Tribune

Salle des chefs-d’œuvre, de forme octogonale, dont le nom rappelle la tribune des Offices à Florence. Le duc d’Aumale a consacré ici deux murs à la Renaissance (superbe Sassetta, Le Mariage de saint François d’Assise avec la Pauvreté, fragment d’un polyptyque aujourd’hui démembré), un mur aux XVIIe et XVIIIe siècles (Poussin ; Champaigne ; L’Amour désarmé de Watteau et Le Plaisir pastoral, fête galante dont il créa le genre ; Prud’hon), et deux murs au XIXe siècle, opposant face à face le néoclassicisme au romantisme. Le néoclassicisme est illustré par le Portrait de Bonaparte de Gérard, et par les chefs-d’œuvre d’Ingres, l’Autoportrait à vingt-quatre ans, repris à plusieurs reprises par le peintre, qui l’acheva à soixante ans passés, le Portrait de Mme Devauçay, la Vénus Anadyomène, et Antiochus et Stratonice, tableau ayant appartenu au duc d’Orléans, frère aîné du duc d’Aumale. Le romantisme est représenté par L’Entrée des croisés à Constantinople d’Eugène Delacroix, L’Assassinat du duc de Guise de Paul Delaroche, et le Portrait de Talleyrand d’Ary Scheffer.

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