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La place de l'Institut


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sommaireHistorique

Fontaine du palais des Beaux-Arts.Projet de fontaine pour le palais des Beaux-Arts, par Vaudoyer.La fontaine des Innocents, par Carré.Vue du palais des Beaux-Arts par Courvoisier et Dubois.Une des lionnes de la place de l’Institut.La place de l’Institut, par Thoriany.Le décret impérial du 2 mai 1806 prévoit la création de quinze fontaines dans Paris. L’une d’elles doit être érigée sur la place du palais des Beaux-Arts, actuelle place de l’Institut, avec un crédit de 12 000 francs.

L’architecte Antoine Vaudoyer est chargé d’un projet rapide et bon marché. Deux projets de fontaine isolée sont rejetés.
À la demande du Ministre, les fontaines devront occuper les pans coupés du perron.

Le projet du 18 juin 1806 prévoit des « lionnes antiques qui jettent de côté des filets d’eau dans les cuves ou puisoirs ».

L’inspecteur général Petit-Radel demande une seule lionne de chaque côté, et en fait le dessin… Vaudoyer s’insurge : « Les doubles lionnes ont l’avantage de former un soubassement mâle (sic), proportionné à la grande architecture du monument. Les quatre lionnes que je propose font autant, et même plus encore, soubassement au décor que fontaines : elles ne jetteraient pas d’eau, qu’elles n’en seraient pas moins bien placées comme partie intégrante du monument. »

L’architecte est si embarrassé d’ajuster le projet réduit à une seule lionne qu’il se déclare favorable à la nomination de quelque autre artiste pour son exécution… Sa menace est entendue, puisqu’on le laisse maître de ses plans.

Le projet peut être rapidement mené. Il y a identité absolue de lignes entre les fauves apparus dans le quartier des Halles en 1788 (fontaine des Innocents) et ceux de la place de l’Institut, appelée place du Palais-des-Beaux-Arts.

La fonte des lionnes est confiée à la Fonderie du Faubourg-Saint-Laurent et à la Fonderie de Chaillot. La carence des fondeurs parisiens oblige Vaudoyer à annuler les commandes et, en septembre 1809, à signer une convention avec Le Creusot, qui livre les quatre lionnes en 1810.
L’inauguration des fontaines a lieu en 1811, non sans quelques railleries ; la couleur verte des lionnes se voyant plaisamment rapprochée de la teinte de l’habit académique !

En l’été 1865, Charles Beulé, secrétaire perpétuel de l’Académie des beaux-arts, incommodé par les éclats de voix des porteurs d’eau et des commères sous les fenêtres de son logement, obtient de l’administration que « la gueule des lions soit condamnée à tarir ». Les bassins sont supprimés et remplacés par un enmarchement en pierre. Les lions seront ensuite changés de place, et disposés deux par deux, dans le même sens, de manière à faire pendant. Ils seront finalement déposés après la Seconde guerre mondiale.

En 1872, Jules Simon, ministre de l’Instruction publique, affecte le rez-de-chaussée du pavillon des Arts (situé à l'Ouest) à l’Académie des beaux-arts, pour des expositions annuelles.
Cet emplacement appelé "musée de Caen" en hommage aux legs de la comtesse de Caen faits à l'Académie des beaux-arts, accueille désormais les œuvres des artistes au retour de Rome.

Le pavillon de l’Est sera fermé en 1876, ce qui mit un terme à toute velléité de démolition des pavillons pour favoriser la circulation sur les quais.

Le 24 février 1880, fut implantée devant l'Institut la première représentation officielle de la République française, attribuée à l’issue d’un concours, en 1848, au sculpteur franc-comtois Jean-François Soitoux. Après avoir été restaurée par la Ville de Paris, cette statue fut placée sur le quai Malaquais le 23 septembre 1992.

Depuis le nouvel aménagement de la place, chacun peut admirer la beauté du monument dans toute son ampleur.

sommaireLes particularités de la place

Les travaux qui ont été menés par la Ville de Paris pour l’aménagement de la place de l’Institut ont permis de relever les observations suivantes :

  • Les projets de Louis Le Vau, architecte du collège des Quatre-Nations devenu palais de l’Institut, prévoyaient un carré dans l’axe des pavillons et en tangence avec le prolongement de la façade courbe du Palais (vasque ou obélisque ?). Aucune trace de fondation n’existe dans le sol.
  • Un parcellaire d’habitations très dense existait avant 1662, face à la tour de Nesle, sur l’actuel square entre les rues de Seine et Mazarine. La partie d’égout mise au jour correspond à l’évacuation des eaux usées vers la Seine. Cet égout fut neutralisé lors de la construction de la voie ferrée en souterrain contre le mur du quai.
  • Les deux galeries découvertes aux extrémités de l’enmarchement permettaient d’assurer le fonctionnement des bassins, reliés à une des quinze fontaines un décret impérial de 1806 décidait de créer à Paris.

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