L’Académie des sciences s’inscrit dans la lignée des divers cercles de savants qui se réunissaient, au XVIIe siècle, autour d’un mécène ou d’une personnalité érudite.
Elle doit son origine au projet de Colbert de créer une académie générale.
Colbert choisit en effet un petit groupe de savants qui s’assemblèrent le 22 décembre 1666 dans la bibliothèque du roi. Trente ans plus tard, en 1699, Louis XIV donna à la compagnie son premier règlement ainsi que son titre d’académie royale et il l’installa au Louvre. Au XVIIIe siècle, l’Académie contribua au mouvement scientifique de son temps par ses publications et joua un rôle de conseil auprès du pouvoir. En 1793, la Convention supprima toutes les Académies. Mais deux ans plus tard, fut mis en place un Institut national des sciences et des arts regroupant les anciennes Académies scientifique, littéraire et artistique. En 1806, l’Institut national des sciences et des arts fut transféré dans l’ancien collège des Quatre-Nations. En 1816, l’Académie des sciences retrouva son autonomie tout en participant à l’Institut de France dont le chef de l’État restait le protecteur.
La structure de l’Académie des sciences s’est modifiée plusieurs fois. Face au développement accéléré de la recherche scientifique en France, elle a engagé, pour rester fidèle à sa vocation, une profonde réforme de ses statuts, tant sur le plan de sa composition que sur celui de ses missions, réforme qui a été approuvée par décret en mai 2002 et en janvier 2003.