ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET
BELLES-LETTRES
 
Sommaire Institut
Un conseil et des compétences
Au centre de travaux vivants
 
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Lettre de Champollion à l'Académie des inscriptions et belles-lettres, ©.

L’ACADÉMIE des inscriptions et belles-lettres a pour origine un petit conseil d’humanistes, membres de l’Académie française, que Colbert décida, en février 1663, de réunir régulièrement pour en recevoir des avis concernant en particulier les inscriptions latines placées sur les monuments ou les types de médailles destinées à célébrer les événements du règne : Louvois développa cette « petite académie » et y fit entrer Boileau et Racine comme historiographes du roi. Organisée en 1701, l’Académie royale des inscriptions et médailles prit, en 1716, son titre définitif d'Académie des inscriptions et belles-lettres , ce dernier terme désignant en quelque sorte les humanités. Elle décida de publier des communications présentées devant elle par ses membres et, éventuellement, des savants étrangers. La plupart des érudits du XVIIIsiècle en firent partie. Dans le nouvel Institut de France créé par le Directoire, nombre de membres de l’ancienne Académie se regroupèrent. Enfin, l’ordonnance de Louis XVIII du 21 mars 1816 rendit aux Académies le nom qu’elles avaient porté.

Après divers remaniements dont le dernier correspond à un décret du 11 janvier 1999, le nombre des académiciens est actuellement de 55, celui des associés étrangers de 40 ; le nombre des correspondants est de 100 : 50 étrangers et 50 français.

Depuis le début du XIXe siècle et jusqu’à nos jours, l’Académie des inscriptions et belles-lettres s’attache principalement à l’étude scientifique des monuments, des documents, des langues et des cultures des civilisations de l’Antiquité, du Moyen Âge et de l’âge classique ainsi que de l’orientalisme.

Dans ce cadre, elle est appelée à une triple mission : elle joue un rôle de conseil et d’expert pour les études historiques, archéologiques et philologiques ; elle constitue un foyer de résonance pour les travaux menés dans ces domaines, exerçant une action de promotion pour les recherches d’érudition ; elle veille enfin à la publication d’instruments de travail fondamentaux.

Pour davantage d'information sur l'histoire, les actions et les missions de l'Académie des inscriptions et belles-lettres : www.aibl.fr

 
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UN CONSEIL ET DES COMPÉTENCES

L’avis de l’Académie est sollicité par les instances gouvernementales pour les questions de sa compétence : présentation aux chaires dites littéraires du Collège de France et de l’École pratique des Hautes Études (IVe section), participation du Secrétaire perpétuel et des membres de l’Académie à de nombreuses commissions de culture et de recherche de divers ministères. Étroitement associée à la création de l’École des chartes, l’Académie joue un rôle important dans son conseil de perfectionnement, dans la composition des jurys des concours d’entrée et des examens, dans le jugement des thèses ; elle participe au choix des professeurs et proclame chaque année les nouveaux archivistes-paléographes. Elle suit très attentivement les travaux des Écoles françaises d’Athènes et de Rome, respectivement fondées en 1846 et 1875 ; participant au choix des directeurs de ces écoles, de leurs directeurs d'études et des bibliothécaires ainsi que des membres, elle juge des mémoires que ces derniers lui soumettent annuellement comme justification de leurs recherches et reçoit les rapports du directeur ; elle établit elle-même des rapports annuels sur les activités de ces écoles qui sont le lieu privilégié de formation des jeunes archéologues et historiens ; ces rapports sont publiés dans les Comptes rendus de l’Académie des inscriptions et belles-lettres (CRAI).

Selon des modalités réglementaires très variées, l’Académie participe également au fonctionnement de l’École française d’Extrême-Orient (dont les activités multiples couvrent l’indianisme, l’Asie du Sud-Est, les études chinoises et japonaises), de l’Institut français d’Archéologie orientale du Caire, de l’École française de Jérusalem (née en 1920 d’accords passés entre le ministère de l’Instruction publique, l’Académie et l’École biblique), de la Casa Velázquez à Madrid.

     
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AU CENTRE DE TRAVAUX VIVANTS

L'Aurige de Delphes
©.

Dans l’ensemble de la recherche archéologique et historique, le rôle scientifique de l’Académie se manifeste par les activités qu’exercent ses membres, ès qualités ou à titre personnel, tant par leurs propres travaux que par l’impulsion qu’ils donnent à de nombreux organismes. Lors des communications hebdomadaires, publiées rapidement dans les Comptes rendus de ses séances (CRAI), non seulement les membres de l’Académie, mais également les savants qu’ils ont invités, présentent la « primeur » des découvertes réalisées sur le terrain ou les résultats de leurs travaux de recherche.
Le Journal des Savants, publication tricentenaire, groupe des articles relatifs aux problèmes à l’ordre du jour dans les domaines qui sont ceux de l’Académie.

Celle-ci joue aussi un rôle d’incitation par l’attribution de prix destinés tantôt à promouvoir des recherches sur des questions que l’Académie estime utiles mais trop négligées, tantôt à récompenser les publications qu’elle juge les meilleures.

L’Académie a enfin mission de publier les instruments de travail fondamentaux dans les sciences historiques, archéologiques et philologiques : Mémoires de l'Académie, Carte archéologique de la Gaule (département par département), Corpus Vasorum Antiquorum, Recueil des historiens de la France, Documents relatifs à l'histoire des Croisades, Corpus des inscriptions et antiquités sud-arabes, Hôbôgirin (encyclopédie du bouddhisme), etc.

C’est comme un « laboratoire », et non pas comme un « conservatoire », qu’entend se présenter aujourd’hui l’Académie des inscriptions et belles-lettres, au centre de travaux vivants, au confluent d’initiatives créatrices.

Une rubrique, régulièrement mise à jour et fournissant l'essentiel de l'information requise, est consacrée à la présentation des publications de l'Académie des inscriptions et belles-lettres sur son site.

     
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  Académie des inscriptions et belles-lettres

Jacques
Jouanna

Président

Bernard
Pottier
Vice-président

Jean Leclant
Secrétaire perpétuel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Liste des membres de l'Académie par ordre d'élection.
   
Jean Leclant
Robert-Henri Bautier
Jacqueline de Romilly
Jacques Gernet
Gilbert Lazard
Bernard Guenée
François Chamoux
Jean Marcadé
Jacques Fontaine
Jean Favier
Claude Nicolet
Pierre Toubert
Colette Caillat
Jean Richard
Henri Metzger
Jean Delumeau
Georges Le Rider
Robert Turcan
Philippe Contamine
Paul Bernard
Jean-Pierre Babelon
Francis Rapp
Louis Bazin
Gilbert Dagron
Jean-Pierre Callu
Daniel Gimaret
Emmanuel Poulle
Jean-François Jarrige
Jacques Jouanna
Bernard Pottier
Alain Michel
Marc Fumaroli
André Vauchez
Marc Philonenko
André Gouron
Robert Etienne
Pierre-Sylvain Filliozat
Michel Zink
Juliette de La Genière
Albert Rigaudière
Jean-Pierre Mahé
Philippe Gauthier
Jean-Marie Dentzer
André Crépin
André Laronde
Roland Recht
Robert Martin
Michel Bur
Christian Robin
Jean-Louis Ferrary
Jean-Noël Robert



Associés étrangers

Vassos Karageorghis
Martin de Riquer
Sir John Boardman
S. A. I. Takahito Mikasa
Karl-Ferdinand Werner
Herbert Franke
Giles Constable
Peter Lewis
Glen Bowersock
Azedine Beschaouch
Charles Bonnet
Dietrich von Bothmer
Jean-Charles Balty
Silvio Curto
Vassilis Petracos
Siegfried Lienhard
Birger Munk Olsen
Willibald Sauerländer
Gherardo Gnoli
Miltiade Hatzopoulos
Emilio Gabba
Domenico Maffei
Gregory Bongard-Lévine
Antonio Garzya
Jean Bingen
Calvert Watkins
Girolamo Arnaldi
Louis Godart
Werner Paravicini
Nicholas Sims-Williams
Denis Knœpfler
John Baldwin
Emilio Marin
Robert Halleux
Paolo Matthiae
Heinrich von Staden

Correspondants
français

Jean Perrot
Marcel Durliat
Jean Glénisson
Georges Tate
Léon Vandermeersch
Yvon Garlan
Robert Favreau
Roger Agache
Claude Brixhe
Denis Sinor
Jean-Bernard de Vaivre
Frantz Grenet
Paul Goukowsky
Jean Vezin
Jean-Charles Perrot
Pierre Guichard
Pierre Briant
Geoges Charachidzé
Lionel Galand
Henri Lavagne
Jacques Verger
Henri de Lumley
Jehan Desanges
Jean-Marie Durand
Philippe Gignoux
Geneviève Hesenohr
Charles de Lamberterie
Claude Lepage
François Déroche
Nicolas Grimal
Oliver Picard
Jean-Paul Morel
Yves-Marie Bercé
Jean-Pierre Sodini
André Lemaire
Alain Pasquier
Pierre Gros
Jean-Yves Tilliette
Jacques Dalarun
Véronique Schiltz
Pierre-Yves Lambert
Dominique Briquel
François Dolbeau
Jean Guilaine
Pierre Laurens
Cécile Morrisson
Michel Pastoureau
Laurent Pernot
Franciscus Verellen



Correspondants
étrangers


Manfred Mayrhofer
Henry Chadwick
Jacques Duchesne-Guillemin
Terukazu Akiyama
Erik Zürcher
Albrecht Dihle
Michel Sakellariou
Sergio Donadoni
Duncan Fichwick
Hansjakob Seiler
Anna Morpurgo-Davies
Bernard Lewis
Edda Bresciani
Horst Fuhrmann
Dieter Simon
Paul Åström
Ikuo Hirayama
Rainer Stadelmann
Vassilis Lambrinoudakis
José-Maria Blázquez
Oleg Grabar
Agostino Paravicini-Bagliani
Ekkehard König
Oscar Botto
Thomas James
Michaël Screech
Josef van Ess
Oskar von Hinüber
Filippo Coarelli
Pierre Ducrey
Cyril Mango
Neil Stratford
Miklós Szabó
Olga Weijers
Michal Gawlikowski
Richard H. Meadow
Lellia Cracco
Patricia Easterling
Jean-Louis Kupper
Heribert Müller
Anders Hultgård
Angeliki Laiou
Martin Almagro Gorbea
Manfred Bietak
Giovanni Colonna
Michael H. Crawford
Michael Jones
Max Pfister
Paul-Hubert Poirier
Francisco Rico