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| LA
ROSERAIE |
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Adresse |
DE
L'ABBAYE ROYALE DE CHAALIS
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Au cœur de 1000 hectares, dans l'arc de cercle des grandes forêts du nord de l'Île-de-France et des confins de la Picardie, le domaine de Chaalis occupe un site privilégié au nord de Paris.
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| Histoire |
Située à proximité du château, derrière
la chapelle, la roseraie, jardin clos mystérieux protégé
derrière le majestueux mur crènelé construit par
Sebastiano Serlio au XVIe siècle,
constitua dès sa conception un lieu d'agrément mais également
un espace propice à la détente, à la méditation,
à la contemplation...
Réalisée selon un dessin classique de potager avec son bassin central, elle était composée de quatre carrés délimités par des allées se croisant au niveau d'une élégante vasque italienne du XVe siècle, en marbre rose. Afin de lui rendre son faste de naguère, la roseraie a fait l'objet d'un important travail de reconstitution : analyse des sols, apport de terre nouvelle, choix des fleurs, conception originale des éléments décoratifs (arceaux, colonnes, cartels pour les végétaux …). Ce jardin de roses, conçu et réalisé par André Gamard, jardinier-paysagiste, est redevenu, depuis juin 2000, un lieu privilégié.
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| Un
tracé axial dans un espace clos |
La roseraie, située dans l'axe est-ouest du domaine, à l'extrémité
de l'allée qui part de l'entrée de la propriété, en laissant le château
sur la gauche, les ruines de l'abbaye du XIIe
siècle et la chapelle du XIIIe siècle
sur la droite, est enclose derrière le mur crénelé Renaissance
(voir plan ci-contre).
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| Sélection
et variations de fleurs |
En revanche, les rosiers qui servent de thème dans les allées ont été choisis pour leur floraison continue. Ces rosiers, bien que modernes, ont tous des fleurs de caractère ancien : couleur à la fois franche et délicate, fleurs en coupe ou en calice garnies de nombreux pétales, bien pleines et si propices aux jeux de lumière. Les colonnes sont habillées de rosiers sarmenteux dont l'élan et la vitalité produisent une agréable impression de mouvement. La plupart sont des hybrides du début du siècle. Les arceaux sont habillés d'espèces sarmenteuses à floraison continue. Les rosiers ont été sélectionnés avant tout selon des critères de rusticité : pas de rosiers thé, (trop frileux), mais quelques rosiers Noisette, résistant bien aux maladies et choisis pour leurs fleurs en bouquets qui retombent avec grâce au niveau des yeux du promeneur afin de lui donner l'impression de parcourir un tunnel de fleurs. Le nombre de rosiers est limité à dessein à moins de cent variétés organisées selon un rythme de trois à quatre variétés par allée. Mis en valeur, le rosier n'est pas traité comme une simple plante à massif. Les variétés, regroupées par harmonies de couleur, sont plantées en répétition dans les plates-bandes de part et d'autre de l'allée. La symétrie est simplement suggérée par cet équilibre dans la répétition, équilibre qui s'apprécie au gré de la promenade.
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| Au
rythme des couleurs et des senteurs |
Chaque fleur a sa couleur de prédilection, dont la nature a pris soin de jouer avec d'infinies subtilités. La rose appelle les tons doux qui s'échelonnent du rose carné très pâle au pourpre foncé, ce qui n'exclut nullement des pointes de tons vifs ; mais elle s'accommode mal du rouge orangé criard ou du rose fluo. Le blanc, qui est la couleur qui se voit le mieux, équilibre les compositions en liant entre elles les couleurs; il apporte le raffinement. Plutôt que de rechercher des ambiances pastel, toujours un peu fades et qui finissent par lasser, on a retenu quelques tons vifs tempérés par des pointes de blanc et égayés de taches de jaune. Le bleu, apporté par les vivaces, renforce les harmonies de rose. C'est une couleur très souple qui peut être traitée soit de manière chaude (indigo et violet), soit de manière froide (bleu électrique). Les couleurs se succèdent au gré de la promenade selon les principes de la célèbre coloriste anglaise Gertrud Jekyll : le tableau est abordé par des couleurs douces qui progressivement saturent l'œil (le bleu, le gris, le rose pâle); on crée ainsi une tension qui pousse l'œil à rechercher avidement des teintes vives (jaune clair, rose Bengale) et des couleurs chaudes (la plate-bande des jaunes chauds ne s'aborde pas d'emblée). À quelques exceptions près, tous les rosiers sont parfumés. La palette des parfums est infiniment plus variée que celle des coloris. La roseraie fermée sur ses quatre côtés retient dans ses murs le mélange complexe des différents parfums qui s'exhalent des fleurs. La sensation est particulièrement frappante quand, à certaines heures, venant du parc, on franchit le seuil de la roseraie. |
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| Diverses
variétés de fleurs et de plantes pour servir d'écrin aux roses |
Les vivaces associées
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