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| ARCADIE
DU NORD : LES DESSINS HOLLANDAIS DU MUSÉE CONDÉ À CHANTILLY |
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Exposition
du 26 septembre 2001 au 7 janvier 2002
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| Exposition réalisée avec la participation
de la Fondation Custodia, du groupe Unilever, du Conseil général
de l'Oise et du Conseil régional de Picardie |
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| Une collection remarquable de
dessins de l'âge d'or hollandais |
Le musée Condé conserve plus de quatre-vingts dessins hollandais des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. C'est la première fois, depuis 1934, que ces dessins sont exposés et qu'un catalogue raisonné de ce fonds - dont beaucoup de dessins sont inédits - est établi.
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Suivant un usage propre à l'école hollandaise, le paysage est le thème dominant des dessins. Toutefois, ce paysage ne se réduit pas au seul paysage hollandais. Les voyages que les artistes hollandais effectuèrent dans toute l'Europe (en France et en Suisse pour Jan Hackaert, en Scandinavie pour Allaert van Everdingen, en Allemagne pour Aelbert (Albert) Cuyp, en Italie pour Isaac de Moucheron) inspirèrent souvent à leurs uvres des dessins exécutés d'après des croquis pris sur place et animés au premier plan par des petites scènes de genre. Les frères Ostade, notamment Adriaen, qui excella dans les représentations de la vie paysanne, sont particulièrement représentatifs de ces scènes de genre. Mais le duc d'Aumale semble avoir écarté les dessins trop réalistes du début de la carrière d'Adriaen.
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Rares sont les études humaines et animalières : le caractère esquissé de cette catégorie d'uvres allait à l'encontre du goût du duc, plus sensible aux dessins achevés. D'où sans doute le peu d'importance qu'il attachait aux dessins de Rembrandt et de son école, ce qui ne l'empêcha pas pourtant de posséder dans sa collection deux feuilles authentiques de ce maître, acquises chez Colnaghi en 1861 et à la vente Desperet en 1865.
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Les représentations de natures mortes apparaissent dans les
feuilles du XVIIIe siècle, alors que les sujets
historiques, mythologiques et bibliques font complètement défaut
(excepté chez Rembrandt) : le duc d'Aumale ignorait le maniérisme
nordique. Ces dessins ont tous fait l'objet d'une restauration pour pouvoir être exposés au public : ils étaient présentés, à l'origine, dans de luxueux montages bleu et or propres à la collection du duc d'Aumale, mais dont la composition - du carton acide du XIXe siècle - risquait de menacer la pérennité des uvres. Aussi convenait-il, comme pour les expositions précédentes, de doubler les montages avec du papier neutre afin de préserver la disposition originelle des dessins voulue par le duc d'Aumale, ainsi que l'indique son testament (1884). Toutefois, certaines uvres, très abîmées, ont dû faire l'objet d'un travail plus approfondi : recollage des déchirures, mise à plat sous presse, nettoyage des traces de colle, pose de pièces dans les lacunes. Catalogue de l'exposition coédité par les éditions
d'Art Somogy et le musée Condé |
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| Liste des principaux artistes dont les uvres sont exposées |
Ludolf BAKHUYEN (1631 - 1708), peintre, dessinateur, calligraphe
et graveur. |
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