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| AU
DOMAINE DE CHANTILLY UNE POLITIQUE DE RESTAURATION DYNAMIQUE |
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Le domaine de Chantilly, propriété de l'Institut de France, a actuellement en cours plusieurs chantiers de restauration. Tous les bâtiments concernés sont classés monuments historiques, et les travaux y sont dirigés par l'architecte en chef des monuments historiques, Étienne Poncelet. Certains de ces chantiers sont pris en charge financièrement à 50% dans le cadre de la loi sur les monuments historiques, à 15% par la région Picardie, à 15% par le département de l'Oise, et à 20% par le domaine de Chantilly, propriétaire. D'autres chantiers sont financés par des mécènes privés, sans aides de l'État ni des collectivités territoriales.
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Restauration des sculptures du pavillon central
et des corniches des Grandes Écuries Restauration de la galerie des batailles Restauration et réaménagement de la galerie Duban Restauration du toit du Petit Château de Chantilly Restauration du temple de Vénus |
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| Aux Grandes Écuries Construites de 1719 à 1735 par l'architecte Jean Aubert pour Louis Henri, duc de Bourbon, 7e prince de Condé, les Grandes Écuries abritaient les équipages de chasse à courre, 250 chevaux, 150 chiens et les voitures. Après la restauration du dôme et de la Renommée, le domaine de Chantilly a décidé la restauration des sculptures du pavillon central |
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| Travaux effectués en 1999-2000 : | |||||||||
Les parties hautes viennent d'être restaurées (mécénat de la Fondation Gould). Par ailleurs, les anges ont été remis en place sur des armatures en acier inox. Leurs ailes de plomb ont été refaites à neuf par moulage pour deux d'entre elles, les deux autres ont été restaurées et remises en place. Ainsi, la restauration s'est faite à l'identique, en restituant les éléments manquants à partir des photographies anciennes et des débris récupérés (notamment l'avant-bras droit de l'ange occidental). |
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Les travaux en cours concernent l'archivolte ornée de ses modillons sculptés, le bas-relief du tympan et les pots à feu, les pilastres, guirlandes et consoles, ainsi que la porte elle-même en bois sculpté. Les pierres de remplacement utilisées sont en roche douce de Saint-Leu rejointoyées au mortier de chaux aérienne. Les sculptures sont nettoyées, consolidées et reprises par des pièces et des ragréages avant d'être revêtues d'une patine d'harmonisation. Restaurées par le duc d'Aumale et son architecte Daumet dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les Grandes Écuries nécessitent aussi aujourd'hui une rénovation progressive des toitures. Après la couverture du dôme central, la priorité est donnée au baladoir qui contourne le corps principal et à ses corniches couvertes d'ardoises. Le chantier a permis la mise au jour de l'ingénieux système d'origine de recueil des eaux, qui sera en partie réutilisé dans la conception nouvelle du chéneau encaissé. D'importants remplacements de pierres sont prévus, ainsi que le remplacement par des goujons en titane des agrafes métalliques - en priorité de celles des angles en surplomb de près d'un mètre sur les façades. Les balustres en fonte du XIXe siècle seront restaurées et remises en place en imitation de la balustrade en pierre d'origine. Ces travaux de maintenance prioritaires sont réalisés sous la maîtrise d'ouvrage du ministère de la Culture (Conservation régionale des Monuments historiques de Picardie). |
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| Au Château de Chantilly
Restauration de la galerie des Batailles Installée à l'étage de l'aile ouest du Petit Château construit à la renaissance par Jean Bullant, la galerie des Batailles honore les conquêtes du Grand Condé. La galerie des Actions de Monsieur le Prince fut dessinée par l'architecte Jules Hardouin-Mansart pour Louis II de Bourbon, prince de Condé, dit le Grand Condé (1621-1686), puis remaniée par Jean Aubert et réparée au XIXe siècle. Par ailleurs, la galerie a été décorée, de
1686 à 1694, de douze tableaux commémorant les victoires
du Grand Condé, dus au peintre de batailles Sauveur Le Conte (1659-1694),
principal collaborateur puis successeur de Van der Meulen (deux toiles
sont des copies du XIXe siècle) et à Michel II
Corneille. Ce décor, aujourd'hui très dégradé,
est actuellement en restauration. Le décor intérieur (boiseries, dorure, peinture du décor)
est restauré par le domaine de Chantilly avec des aides du ministère
de la Culture, de S.A. le prince Aga Khan, de la Fondation Wilson, de
Mme Akram Ojjeh, et du World Monuments Fund, sous l'autorité
de l'architecte en chef des Monuments historiques, Étienne Poncelet-Somville.
Dès le mois de juin prochain, la galerie des batailles retrouvera tout son faste pour l'agrément des visiteurs. |
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La restauration du toit du Petit Château
de Chantilly Le Petit Château de Chantilly a été élevé au XVIe siècle par l'architecte Jean Bullant (également auteur du château d'Écouen, musée national de la Renaissance) pour le connétable Anne de Montmorency (1493-1567). La toiture d'ardoise de l'aile centrale a été refaite à neuf avec de l'ardoise de Trélazé, de même provenance que celle utilisée par l'architecte Honoré Daumet lorsqu'il restaura Chantilly à la fin du XIXe siècle pour le duc d'Aumale. |
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| Restauration et
réaménagement de la galerie Duban
Située en contrebas de l'aile centrale du Petit Château, dans la cour de la Capitainerie, la galerie Duban, construite en 1846 par l'architecte Félix Duban pour desservir les appartements privés du duc et de la duchesse d'Aumale, a été restaurée dans le cadre d'un chantier des Monuments historiques. |
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| Cette galerie de bois comporte un décor
de vitraux héraldiques du XVIe siècle venus
du château d'Écouen et portant les armes du connétable
Anne de Montmorency, qui ont été restaurés.
Elle présente aussi dans des vitrines les armes du duc d'Aumale et un costume de circassien offert au duc d'Aumale par le grand-duc Constantin de Russie. Après restauration, la galerie Duban vient de faire l'objet d'un récent réaménagement qui lui a rendu l'aspect qu'elle présentait au temps du duc d'Aumale. |
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| Dans les jardins du château
Restauration du temple de Vénus (jardin anglais) Le temple de Vénus est le point focal des perspectives du jardin
anglais planté par l'architecte Dubois pour le duc de Bourbon en
1819 sur les vestiges de l'ancien parc de Le Nôtre détruit
pendant la Révolution. Il comprend différentes fabriques,
dont le Temple de Vénus. Ce petit édifice à l'antique
a été élevé sur le modèle du temple
de Vesta à Rome, repris à Tivoli et dans de nombreux parcs
à l'époque classique sous forme de temple de l'Amour, à
l'instar de celui de Versailles. |
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