MUSÉE JACQUEMART-ANDRÉ
 
Sommaire patrimoine
Édouard André
L'hôtel du boulevard Haussmann
L'Union centrale des arts décoratifs
Nélie Jacquemart
Chefs-d'œuvre du "musée italien"
La fondation Jacquemart-André à l'Institut de France

Exposition  :
Artistes insolites
Collection de photos
Paris-Match

Jusqu'au
10 septembre 2006


Expositions
à venir 
 :
L'Or des Thraces
Trésors de Bulgarie

Du 16 octobre 2006
au 31 janvier 2007


www.musee-jacquemart-andre.com



Archives des
expositions passées

 

UNE DES PLUS BELLES DONATIONS DE L'INSTITUT DE FRANCE

 
La cour d'honneur
La cour d'honneur ©
En pénétrant dans le musée Jacquemart-André, le visiteur franchit le seuil d'une maison de collectionneurs dont la vie entière a été consacrée à la passion de rassembler des objets d'art. Une telle démarche est singulière et significative des choix d'une époque, avec sa part d'émerveillements, de coups de foudre et de partis pris. Elle est en tout cas remarquable par sa cohérence, sa nouveauté et son caractère unique.

Conditions d'accès
Groupes : sur réservation.


Horaires d'ouverture
Le musée est ouvert tous les jours de l'année, de 10 heures à 18 heures.


Adresse 
Musée Jacquemart-André
158, boulevard Haussmann,
75008 Paris
Tél. : 01 45 62 11 59
Fax : 01 45 62 16 36
Courriel : message@
musee-jacquemart-andre.com
 

 
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Édouard André   Édouard André voit le jour en 1833 dans une famille de banquiers protestants à la tête d'une des plus belles fortunes du temps, qui connaît son apogée sous le Second Empire. De sensibilité saint-simonienne et bonapartiste, elle participe aux grands chantiers du moment, finance les entreprises du régime et contribue à la modernisation de la France.

Orphelin de mère dès l'âge de deux ans, le jeune Édouard André est élevé par une belle-mère qui l'éduque dans le souvenir de l'épopée napoléonienne et le prépare à la carrière des armes. À dix-huit ans, il entre à l'école de Saint-Cyr, dont il sort officier de l'un des régiments d'élite au service personnel de Napoléon III.

Plus enclin aux mondanités et aux fastes de la cour des Tuileries, il préfère démissionner lorsque vient l'heure des premiers combats. Fidèle cependant aux engagements des siens, il reprend le siège de député de son père, représentant du département du Gard, un des bastions protestants.
   
   
   
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  L'hôtel du boulevard Haussmann  

C'est peu après qu'il décide de s'installer dans le quartier de la Plaine Monceau et où la « gentry » impériale réside aux côtés des banquiers Rothschild et Péreire et de la princesse Mathilde. Il charge l'architecte Parent de lui bâtir un hôtel particulier, digne des plus grands. La construction s'inspire des modèles de l'architecture civile du XVIIIe siècle, mais s'en distingue par un sens de l'apparat et de la mise en scène qui n'a pas d'équivalent. La façade de l'hôtel qui donne sur le boulevard est élevée en retrait, sur un terrassement. On y entre par une rampe en sous-sol qui monte vers une cour intérieure placée derrière le bâtiment. À l'intérieur, la plus grande partie de l'espace est affectée à des salons de réception que des cloisons mobiles peuvent moduler en fonction du nombre des invités. Le goût théâtral du commanditaire et de son architecte trouve son plein épanouissement dans le jardin d'hiver et l'escalier d'honneur, qui sont rejetés au bout des grands appartements, dernier et magistral élément du décor.

Escalier d'honneur
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L'inauguration de l'hôtel est un événement : les invités découvrent la rampe à double révolution de l'escalier, son équilibre improbable et la somptuosité des matériaux qui le composent. Ils saluent ce monument comme ils ont salué le foyer de l'Opéra que vient de construire Charles Garnier. La guerre franco-allemande et la défaite de Sedan entraînant la chute de l'Empire, en 1871, bon patriote, Édouard André reste à Paris et s'engage dans la Garde nationale pour défendre la capitale. À la signature de l'armistice, il négocie avec les Rothschild la contribution que la France doit verser à Bismarck et, malgré son importance, rassemble en peu de temps la somme due. Déçu par la désunion qui règne alors au sein des partis conservateurs, il rompt avec la vie publique pour se consacrer aux beaux-arts. Son hôtel, destiné à l'origine à servir son rang dans la vie mondaine du Second Empire, va bientôt trouver une nouvelle affectation.
     
     
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  L'Union centrale des arts décoratifs  
Les disciples d'Emmaüs,
Rembrandt

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L'année 1872 est alors décisive : il rachète la Gazette des Beaux-Arts et devient président de l'Union centrale des arts décoratifs (UCAD). Libre de son temps, disposant de moyens illimités et d'une maison qui n'est pas encore aménagée, il entreprend une nouvelle aventure, celle de faire revivre dans son hôtel particulier les fastes d'une époque alors méprisée, le XVIIIe siècle. Si le siècle de Watteau est désormais représenté chez lui, Édouard André ne veut pas pour autant constituer une galerie conventionnelle ; il adopte le point de vue plus original de l'UCAD : le rassemblement des arts où peintures, sculptures, mobiliers et objets d'art sont étroitement associés.

     
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  Nélie Jacquemart,
une maîtresse de maison modèle
 
Portrait de Mathilde de Canisy,
marquise d'Antin
,
Jean-Marc Nattier
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Formé de longue date à l'appréciation des beaux objets, entouré de connaisseurs, Édouard André a mis toutes les chances de son côté ; sa santé déclinante l'empêche cependant de faire face aux contraintes d'un chantier qui va se poursuivre dix ans, avec l'aménagement et la décoration de chaque pièce. En 1881, il épouse une jeune femme peintre, Nélie Jacquemart, qui a fait son portrait dès 1872. Le soutien qu'elle lui apporte est capital. Elle adhère en effet pleinement aux projets de son mari et préside d'une main ferme à la mise en place de leurs collections. Chaque salon de l'hôtel reçoit alors un décor, à la manière des period-rooms, où le XVIIIsiècle est mis à l'honneur : avec les créations des peintres, des sculpteurs, des ébénistes et des décorateurs du siècle de Louis XV et Louis XVI, chaque pièce offre un panorama complet de cet âge d'or.
     
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  Les chefs-d'œuvre du « musée italien »  
La Vierge avec l'Enfant sur un trône,
Giovanni Bellini
©
Peu à peu, le rôle qu'elle joue devient essentiel et c'est elle qui aménage l'étage supérieur, demeuré vide, et oriente les acquisitions vers l'art italien. Elle avait reçu en cadeau de mariage la partie centrale du bâtiment, qu'Édouard avait, à son insu, fait transformer en atelier ; mais, refusant de l'occuper, elle pense déjà à y exposer les collections de la Renaissance italienne, qu'ils acquièrent ensemble au cours de fréquents voyages dans la péninsule. Consultant les conservateurs du monde entier, ils privilégient alors le XVsiècle, cet « art primitif » redécouvert depuis peu. Chaque année, des centaines d'objets parviennent ainsi à Paris et sont déposés chez eux.

Cependant, acheter des œuvres d'art ne leur suffit pas, ils cherchent aussi à concevoir un espace approprié pour les mettre en valeur. Une dizaine d'années leur seront nécessaires pour sélectionner dans leurs achats ce qu'il y a de plus beau et concrétiser ainsi ce projet. À partir de 1892, ils organisent donc le « musée italien ».

Après la mort d'Édouard André, Nélie poursuivra la tâche commencée avec lui. Ainsi, deux salles de peintures et une salle de sculptures réunissent peu à peu tout ce que l'Italie a produit de plus étonnant. Les peintures vénitiennes, chères à Édouard, sont d'abord accrochées, puis une série de panneaux florentins. Enfin, les multiples inventions des sculpteurs, depuis la plaque de bronze jusqu'à l'art monumental, viennent composer une étonnante symphonie lapidaire.
     
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  La fondation Jacquemart-André à l'Institut de France  
Le Martyre de saint Sébastien,
Donatello
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À l'aube de ce siècle, tout est prêt. Il reste à reprendre les appartements privés que les deux époux ont jusqu'alors délaissés. Lorsque chaque objet a trouvé sa place, Nélie Jacquemart règle les derniers détails de sa succession. Demeurée sans héritier et fidèle à la mémoire de son mari, qui souhaitait léguer à la France l'ensemble de son patrimoine artistique, elle offre à l'Institut de France, qui, dans son esprit, représente mieux son pays que l'État républicain, l'hôtel et ses collections, à charge pour lui d'en faire un musée et de l'ouvrir au public, ce qui est fait en 1913. Conforme aux vœux qu'elle a exprimés dans son testament, la présentation actuelle respecte celle qu'avaient choisie les époux André en un juste hommage à leur passion : présenter leur maison tout autant que leur musée. Cette disposition est également un témoignage original de ce goût des collections qui a marqué la fin du XIXe siècle. À ce titre, le musée Jacquemart-André n'est pas seulement l'un des rares ensembles consacrés en France au XVe siècle italien et au XVIIIe siècle français, mais bien plus, une vision singulière sur ces deux grandes périodes de l'art occidental.
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      Pour en savoir d'avantage sur la découverte du musée, les conditions de visite, les réservations...
Pour avoir un contact scientifique avec la conservation :
Courriel : conservation@musee-jacquemart-andre.com.
Site : www.musee-jacquemart-andre.com