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| MUSÉE
JACQUEMART-ANDRÉ |
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Exposition
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UNE DES PLUS BELLES DONATIONS DE L'INSTITUT DE FRANCE |
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| Édouard André | Édouard André voit le jour en 1833
dans une famille de banquiers protestants à la tête d'une des
plus belles fortunes du temps, qui connaît son apogée sous
le Second Empire. De sensibilité saint-simonienne et bonapartiste,
elle participe aux grands chantiers du moment, finance les entreprises du
régime et contribue à la modernisation de la France. Orphelin de mère dès l'âge de deux ans, le jeune Édouard André est élevé par une belle-mère qui l'éduque dans le souvenir de l'épopée napoléonienne et le prépare à la carrière des armes. À dix-huit ans, il entre à l'école de Saint-Cyr, dont il sort officier de l'un des régiments d'élite au service personnel de Napoléon III. Plus enclin aux mondanités et aux fastes de la cour des Tuileries, il préfère démissionner lorsque vient l'heure des premiers combats. Fidèle cependant aux engagements des siens, il reprend le siège de député de son père, représentant du département du Gard, un des bastions protestants. |
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| L'hôtel du boulevard Haussmann |
C'est peu après qu'il décide de s'installer
dans le quartier de la Plaine Monceau et où la « gentry »
impériale réside aux côtés des banquiers Rothschild
et Péreire et de la princesse Mathilde. Il charge l'architecte
Parent de lui bâtir un hôtel particulier, digne des plus grands.
La construction s'inspire des modèles de l'architecture civile
du XVIIIe siècle, mais s'en distingue par un sens
de l'apparat et de la mise en scène qui n'a pas d'équivalent.
La façade de l'hôtel qui donne sur le boulevard est élevée
en retrait, sur un terrassement. On y entre par une rampe en sous-sol
qui monte vers une cour intérieure placée derrière
le bâtiment. À l'intérieur, la plus grande partie
de l'espace est affectée à des salons de réception
que des cloisons mobiles peuvent moduler en fonction du nombre des invités.
Le goût théâtral du commanditaire et de son architecte
trouve son plein épanouissement dans le jardin d'hiver et l'escalier
d'honneur, qui sont rejetés au bout des grands appartements, dernier
et magistral élément du décor.
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| L'Union centrale des arts décoratifs |
L'année 1872 est alors décisive : il rachète la
Gazette des Beaux-Arts et devient président de l'Union centrale
des arts décoratifs (UCAD). Libre de son temps, disposant de moyens
illimités et d'une maison qui n'est pas encore aménagée,
il entreprend une nouvelle aventure, celle de faire revivre dans son hôtel
particulier les fastes d'une époque alors méprisée,
le XVIIIe siècle. Si le siècle de Watteau est
désormais représenté chez lui, Édouard André
ne veut pas pour autant constituer une galerie conventionnelle ; il adopte
le point de vue plus original de l'UCAD : le rassemblement des arts
où peintures, sculptures, mobiliers et objets d'art sont étroitement
associés. |
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| Nélie Jacquemart, une maîtresse de maison modèle |
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| Les chefs-d'uvre du « musée italien » |
Cependant, acheter des uvres d'art ne leur suffit pas, ils cherchent aussi à concevoir un espace approprié pour les mettre en valeur. Une dizaine d'années leur seront nécessaires pour sélectionner dans leurs achats ce qu'il y a de plus beau et concrétiser ainsi ce projet. À partir de 1892, ils organisent donc le « musée italien ». Après la mort d'Édouard André, Nélie poursuivra la tâche commencée avec lui. Ainsi, deux salles de peintures et une salle de sculptures réunissent peu à peu tout ce que l'Italie a produit de plus étonnant. Les peintures vénitiennes, chères à Édouard, sont d'abord accrochées, puis une série de panneaux florentins. Enfin, les multiples inventions des sculpteurs, depuis la plaque de bronze jusqu'à l'art monumental, viennent composer une étonnante symphonie lapidaire. |
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| La fondation Jacquemart-André à l'Institut de France |
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Pour avoir un contact scientifique avec la conservation : Courriel : conservation@musee-jacquemart-andre.com. Site : www.musee-jacquemart-andre.com |
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