MANOIR DE KERAZAN
 
Sommaire patrimoine
Histoire
Dynastie des Astor
Peinture bretonne
Faïence de Quimper
Art de vivre
Parc romantique
Ferme du "grand Kerazan"
  MANOIR DE KERAZAN,   29 750 LOCTUDY
     
     
       
 

Événements
Affiches des
Chemins de Fer
et débuts du tourisme
en Bretagne

exposition jusqu'au
30 septembre 2006


Calendrier 2006 des
activités du manoir

(format pdf, format doc)

Journées des
métiers d'art

les 20, 21 et 22
octobre 2006


Association
Promouvoir Kerazan



Adresse
Manoir de Kerazan
29750 Loctudy
Tél. : 02 98 87 40 40
Fax : 02 98 87 43 83
Courriel : kerazan.loctudy
@wanadoo.fr



Accès
Après Quimper, direction Pont-l'Abbé.
Prendre la D2 direction Loctudy.
Le manoir est à 4 km


Animations
Nombreuses animations et spectacles pour tous publics pendant l'été.
Programme sur demande.

Possibilité de mise à disposition de salles et de salons pour des réceptions.

Pour les sorties scolaires
Le service d'action pédagogique propose un parcours pédagogique établi par un enseignant.


Archives des
expositions
passées

 
Pour agrandir
Vue principale du manoir
©
Le domaine de Kerazan a été légué à l'Institut de France en 1928 par Joseph Astor, le dernier représentant d'une grande famille de notables. Il se compose d'un manoir, entouré d'un parc de cinq hectares, et d'une vaste étendue de terrains agricoles et forestiers. Ces terrains sont exploités et entretenus selon le vœu de leur testateur, qui les a déclarés inaliénables. Le manoir est situé dans le département du Finistère, à mi-chemin entre Pont-l'Abbé et Loctudy, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Quimper : nous sommes en Cornouaille, dans le pays bigouden.

Tarifs
Visite pour les groupes, toute l'année sur reservation.
adultes : 5,5 euros
enfants à partir de 7 ans : 3 euros
enfants de moins de 7 ans : gratuit
groupes : 4 euros
famille (2 adultes, 2 enfants) :
14 euros
scolaires : 1,5 euros par élève


Horaires d'ouverture
du 1er avril au 9 juin :
tous les jours sauf le lundi,
de 14h à 18h.
du 10 juin au 9 septembre :
tous les jours,
de 10h30 à 19h
du 10 au 30 septembre :
tous les jours, sauf le lundi,
de 14h à 18h.

Visites guidées du 9 avril
au 31 août.
Visite pour les groupes, toute l'année, sur réservation. Restauration possible.

 

   
  Le manoir de
Kerazan,
lieu de mémoire
  Le cœur du domaine était constitué par le manoir lui-même, ses communs, son parc, et par la ferme attenante du " Grand Kerazan " : celui-ci était la " grande ferme ", occupée par le " grand fermier ".
Ce qui caractérise cet ensemble, c'est son authenticité : les bâtiments sont restés intacts, le manoir a conservé son ameublement et ses collections, comme si Joseph-Georges Astor venait de le quitter. L'aspect du parc n'a pas été modifié. La ferme du Grand Kerazan était encore exploitée il y a quelques années et a gardé son intégrité. Aussi Kerazan est-il perçu comme un lieu de mémoire. Toute une partie du bâtiment remonte au XVIe siècle. La grange de la ferme, remarquable par le plein cintre de sa grande porte et par son escalier à vis, date aussi de cette époque. Au XVIIIe siècle appartient ce qui est aujourd'hui la façade principale, dont l'étage supérieur et la toiture furent remaniés au XIXe siècle. Les communs reçurent, après 1900, des additions, en particulier une haute tour d'observation. Les différentes étapes de la construction évoquent, pour l'Ancien Régime, les familles Kerfloux et Rosmorduc, et pour le XIXe siècle, le passage mémorable de Le Normant des Varannes (qui lança la culture de la pomme de terre et développa le port de Loctudy) suivi par le règne des Astor, hommes politiques républicains, épris d'action sociale.
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  Un lieu marqué par
la " dynastie "
des Astor
 
Portait de
Joseph-Georges Astor,
Adolphe Dechenaud.
©
Joseph Astor, qui avait épousé Noémie Arnoult, acquit Kerazan en 1847 et en fit sa demeure. Maire de Quimper et sénateur du Finistère, il se passionna aussi pour les œuvres d'inspiration bretonne. Il fit construire le musée des beaux-arts de Quimper, et parcourut la région à la recherche d'œuvres significatives. Son compagnon de voyage était Alfred Beau, peintre, céramiste et directeur du nouveau musée de Quimper.
Joseph-Georges Astor (1859-1928), fils de Joseph, souffrant de surdité, n'avait pu se consacrer à la vie publique comme il l'aurait souhaité, à l'image de son père, sénateur, et de son oncle, député. Il devint donc bâtisseur. Il agrandit considérablement les communs et sut leur donner un aspect qui ne déparât pas le manoir. Il fut aussi un grand collectionneur, n'hésitant pas à consacrer une partie de sa fortune à l'achat de peintures et d'autres œuvres d'art. Il ne se maria pas, et, sans héritiers, il légua ses biens à l'Institut de France, " grand corps universellement respecté ", écrivait-il dans son testament.
       
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  Les peintures de la collection Astor   La collection de peintures de Joseph-Georges Astor est essentiellement composée d'œuvres d'inspiration bretonne. Elles témoignent des relations d'estime et d'amitié qu'il entretint, tout comme son père, avec des artistes qui fréquentaient la région, comme Louis Désiré-Lucas, Charles Cottet, Maurice Denis, Auguste Goy. Ce dernier, élève d'Ingres, a su, par sa vivacité et la sobriété du trait de ses croquis et de ses pochades, laisser un témoignage exceptionnel sur la vie de la Bretagne au XIXe siècle, sur la campagne cornouaillaise, les paysans et leurs costumes, leurs traditions. À ce groupe de peintures contemporaines, s'ajoute un fonds plus ancien où l'on trouve différentes œuvres des écoles française, hollandaise, allemande et italienne.
       
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  Une collection
unique de faïences
de Quimper
  Une autre grande tradition artistique bretonne a trouvé place ici : la faïence de Quimper. Le manoir possède une collection tout à fait exceptionnelle provenant de l'ancienne manufacture Porquier. Elle rassemble des pièces uniques d'un des maîtres de l'art en la matière : Alfred Beau, " peintre de tableaux sur faïence ", auteur d'un violoncelle fameux par son ampleur (il mesure 1,20 m), par son décor délicat et par la prouesse technique qu'il représente.
       
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  Le témoignage d'un art de vivre  
Salon de Mme Astor.
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La visite du manoir est une découverte des appartements où vécut la famille Astor. La salle à manger est décorée de panneaux sur toile à décor floral de Henriette Daux, datés de 1894, et de Théophile Deyrolle. Ces panneaux portent un décor d'animaux ou de fruits qui évoque les plaisirs de la table. Le grand salon, où sont accrochées des œuvres de Maurice Denis, est décoré de boiseries et d'un lustre monumental d'époque Louis XVI. La salle de billard, avec sa superbe table de billard franco-anglaise, est habillée de boiseries XVIIIe siècle de style local : les moulures forment, dans le haut des panneaux, un dessin de cornes de bélier, motif traditionnel bigouden.
Salle de billard.
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Des tableaux d'Auguste Goy, ainsi qu'un beau meuble portugais, ornent également cette pièce. Le fumoir, où l'on se réunissait autour du piano ou pour jouer au tric-trac, a conservé toute sa splendeur d'antan, et la bibliothèque, ancien bureau de Joseph Astor, est restée inchangée depuis le XIXe siècle. Le salon de Madame Astor recrée, quant à lui, un univers bien féminin, au mobilier XVIIIe siècle et aux boiseries inspirées des styles Louis XV et Louis XVI. Les collections de peintures du manoir forment avec le mobilier un ensemble harmonieux.
Mentionnons encore la cuisine et ses meubles bretons, ainsi que, au premier étage, les chambres de Monsieur et Madame Astor, qui viennent d'être ouvertes à la visite.
       
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  Du parc romantique
à la vie quotidienne
 
Parc du manoir.
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Le parc de cinq hectares qui entoure le manoir, et dont l'entrée était à la fois protégée et embellie par des douves sèches, a conservé l'aspect qui lui fut donné au XIXe siècle : ses allées sinueuses, ses vastes pelouses et ses ombrages lui confèrent une allure de parc à l'anglaise, et une touche de romantisme. Parfois, entre des rangées d'arbres dont certains sont aujourd'hui plus que séculaires, s'ouvrent de belles perspectives. On se plaît à imaginer les promenades, à pied ou en calèche, qu'y faisaient la famille Astor et ses invités, les dames coiffées de larges chapeaux et s'abritant su soleil à l'aide d'élégantes ombrelles. Le parc, outre son charme qui invite à la méditation ou même à la rêverie, renferme aussi des témoins de la vie matérielle : la pièce d'eau, si plaisante à longer, servait de réserve à poissons pour la cuisine du manoir ; le lavoir de pierre était utilisé par les blanchisseuses ; le jardin potager et la serre, comme les arbres fruitiers, fournissaient les fruits et légumes nécessaires à la vie quotidienne. Cet ensemble original a été classé par les monuments historiques, au même titre que la façade du manoir.
       
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  Les communs et
la ferme du
" grand Kerazan "
  Les communs, qui furent si heureusement remaniés par Joseph-Georges Astor, tiennent une place importante dans les manifestations organisées à Kerazan. L'ancienne orangerie sert à des expositions de peinture contemporaine ; une grande salle est utilisée pour les réceptions, et en particulier pour les repas de mariage ; au premier étage, une longue galerie, dont on remarque la charpente, accueille chaque année une exposition thématique portant sur l'histoire politique, religieuse et sociale de la Bretagne. La visite de cet ensemble se continue par celle de la ferme du " grand Kerazan ", où sont élevés, pour la grande joie des enfants, des animaux de différentes espèces, chevaux, porcs, moutons, chèvres, poules. La grange du XVIe siècle, quant à elle, mérite une mention spéciale. Dans le pré voisin, un four à pain rappelle un usage du temps passé.