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| MANOIR
DE KERAZAN |
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MANOIR DE KERAZAN, 29 750 LOCTUDY | ||||||||||
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Événements |
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| Le manoir de Kerazan, lieu de mémoire |
Le cur du domaine était constitué par le
manoir lui-même, ses communs, son parc, et par la ferme attenante du " Grand
Kerazan " : celui-ci était la " grande ferme ", occupée par
le " grand fermier ". Ce qui caractérise cet ensemble, c'est son authenticité : les bâtiments sont restés intacts, le manoir a conservé son ameublement et ses collections, comme si Joseph-Georges Astor venait de le quitter. L'aspect du parc n'a pas été modifié. La ferme du Grand Kerazan était encore exploitée il y a quelques années et a gardé son intégrité. Aussi Kerazan est-il perçu comme un lieu de mémoire. Toute une partie du bâtiment remonte au XVIe siècle. La grange de la ferme, remarquable par le plein cintre de sa grande porte et par son escalier à vis, date aussi de cette époque. Au XVIIIe siècle appartient ce qui est aujourd'hui la façade principale, dont l'étage supérieur et la toiture furent remaniés au XIXe siècle. Les communs reçurent, après 1900, des additions, en particulier une haute tour d'observation. Les différentes étapes de la construction évoquent, pour l'Ancien Régime, les familles Kerfloux et Rosmorduc, et pour le XIXe siècle, le passage mémorable de Le Normant des Varannes (qui lança la culture de la pomme de terre et développa le port de Loctudy) suivi par le règne des Astor, hommes politiques républicains, épris d'action sociale. |
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| Un lieu marqué par la " dynastie " des Astor |
Joseph-Georges Astor (1859-1928), fils de Joseph, souffrant de surdité, n'avait pu se consacrer à la vie publique comme il l'aurait souhaité, à l'image de son père, sénateur, et de son oncle, député. Il devint donc bâtisseur. Il agrandit considérablement les communs et sut leur donner un aspect qui ne déparât pas le manoir. Il fut aussi un grand collectionneur, n'hésitant pas à consacrer une partie de sa fortune à l'achat de peintures et d'autres uvres d'art. Il ne se maria pas, et, sans héritiers, il légua ses biens à l'Institut de France, " grand corps universellement respecté ", écrivait-il dans son testament. |
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| Les peintures de la collection Astor | La collection de peintures de Joseph-Georges Astor est essentiellement composée d'uvres d'inspiration bretonne. Elles témoignent des relations d'estime et d'amitié qu'il entretint, tout comme son père, avec des artistes qui fréquentaient la région, comme Louis Désiré-Lucas, Charles Cottet, Maurice Denis, Auguste Goy. Ce dernier, élève d'Ingres, a su, par sa vivacité et la sobriété du trait de ses croquis et de ses pochades, laisser un témoignage exceptionnel sur la vie de la Bretagne au XIXe siècle, sur la campagne cornouaillaise, les paysans et leurs costumes, leurs traditions. À ce groupe de peintures contemporaines, s'ajoute un fonds plus ancien où l'on trouve différentes uvres des écoles française, hollandaise, allemande et italienne. | ||||||||||
| Une collection unique de faïences de Quimper |
Une autre grande tradition artistique bretonne a trouvé place ici : la faïence de Quimper. Le manoir possède une collection tout à fait exceptionnelle provenant de l'ancienne manufacture Porquier. Elle rassemble des pièces uniques d'un des maîtres de l'art en la matière : Alfred Beau, " peintre de tableaux sur faïence ", auteur d'un violoncelle fameux par son ampleur (il mesure 1,20 m), par son décor délicat et par la prouesse technique qu'il représente. | ||||||||||
| Le témoignage d'un art de vivre |
Mentionnons encore la cuisine et ses meubles bretons, ainsi que, au premier étage, les chambres de Monsieur et Madame Astor, qui viennent d'être ouvertes à la visite. |
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| Du parc romantique à la vie quotidienne |
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| Les communs et la ferme du " grand Kerazan " |
Les communs, qui furent si heureusement remaniés par Joseph-Georges Astor, tiennent une place importante dans les manifestations organisées à Kerazan. L'ancienne orangerie sert à des expositions de peinture contemporaine ; une grande salle est utilisée pour les réceptions, et en particulier pour les repas de mariage ; au premier étage, une longue galerie, dont on remarque la charpente, accueille chaque année une exposition thématique portant sur l'histoire politique, religieuse et sociale de la Bretagne. La visite de cet ensemble se continue par celle de la ferme du " grand Kerazan ", où sont élevés, pour la grande joie des enfants, des animaux de différentes espèces, chevaux, porcs, moutons, chèvres, poules. La grange du XVIe siècle, quant à elle, mérite une mention spéciale. Dans le pré voisin, un four à pain rappelle un usage du temps passé. | ||||||||||
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