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LA
VILLA GRECQUE KÉRYLOS |
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VILLA
GRECQUE KÉRYLOS, 06310 BEAULIEU-SUR-MER |
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Exposition
Voyage
autour de la
Méditerranée antique...
Les illustrations de
Jean-Claude Golvin
jusqu'au
12 novembre 2006
Adresse
Villa grecque Kérylos
06310 Beaulieu-sur-Mer
Tél. : 04 93 01 01 44
Fax : 04 93 01 31 10
Courriel : message@villa-
ephrussi.com

Tarifs
- adultes 8 euros
- groupes (sur réservation) 6 euros
- enfants de plus de sept ans, étudiants, chômeurs 6 euros
- groupes scolaires 3,5 euros
- offre famille : une entrée enfant gratuite pour
3 personnes payantes de la même famille
- billet combiné (villas Kérylos et Ephrussi) 14,5 euros
(adultes) et 10 euros (réduits)
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| Nés
d'un songe, la villa Kérylos et son jardin, au pied duquel
viennent battre les flots de la Méditerranée, constituent
un véritable hommage à l'héritage hellénique
et aux esprits qui, pour les Anciens, peuplaient la terre et les eaux.
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Balcons,
pergolas et jeu des étages font le décor extérieur
de la villa.
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Horaires
d'ouverture
Du
2 janvier au 10 février :
semaine de 14 h à 18 h,
week-end de 10 h et 18 h.
Du 11 février au 5 novembre :
de 10 h à 18 h (19 h en juillet et août).
Du
6 novembre au 1er janvier 2007 :
en semaine de 14 h à 18 h ;
les week-ends et vacances scolaires ;
de 10 h à 18 h.
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Né de la rencontre
de deux passionnés |
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Le
péristyle et son laurier rose.
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Sur un promontoire rocheux s'agrippent des pins tordus par le vent, des
cyprès et des oliviers plusieurs fois centenaires. C'est là,
sur la pointe des Fourmis, à Beaulieu-sur-Mer, près de Nice,
qu'au début du siècle, l'helléniste Théodore
Reinach musicographe, archéologue et numismate
décida, en faisant appel au talent de l'architecte Emmanuel Pontremoli,
son confrère à l'Institut de France membre de
l'Académie des beaux-arts et grand prix de Rome en 1890 de
réaliser un chef-d'uvre, la villa Kérylos. Témoignage
néo-grec de l'architecture de la Belle Époque sur la Côte
d'Azur, la villa Kérylos, édifiée de 1902 à
1908, se présente comme une élégante construction blanche,
rehaussée de toitures en terrasses garnies de pergolas colorées.
Léguée à l'Institut de France en 1928, cette demeure
est une reconstitution historique évocatrice de l'art de vivre des
anciens Hellènes. Son implantation, son ordonnancement, l'érudition
qui a présidé à sa conception, à sa décoration
et à son ameublement en font un joyau architectural de la culture
méditerranéenne avec son décor raffiné reproduction d'uvres
d'art, mobilier, étoffes, fresques, mosaïques. Son nom désigne
l'alcyon (l'hirondelle de mer), dont la rencontre était, dans la
mythologie, un présage heureux. |
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La
villa sur fond
de falaise d'Éze.
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La villa Kérylos n'est pas un pastiche, mais une réinterprétation,
une réinvention de la Grèce. L'architecte Emmanuel Pontremoli
a fait preuve d'une grande liberté et d'un subtil esprit d'adaptation,
combinant le raffinement, la rigueur archéologique et le confort
qui répond aux exigences de la vie moderne. Le modèle architectural
choisi fut celui des nobles maisons de l'île de Délos des IIe
et Ier siècles
avant Jésus-Christ. Après avoir traversé l'entrée
(Thyrôreion), le visiteur découvre que la villa s'organise
autour d'un patio, ou péristyle, qui laisse entrer la lumière
et permet d'accéder à toutes les pièces de la maison
au rez-de-chaussée. Sur la gauche se trouvent les thermes (Balnéion)
avec un bassin de marbre et une absidiole ornée de mosaïques.
À droite, on entre dans les pièces de réception donnant
sur la mer : la bibliothèque d'imposantes dimensions, la salle des
banquets de plan octogonal (Triklinos), le grand salon (Andron), le petit
salon (Oïkos).
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La
chambre de Mme Reinach,
« les oiseaux ».
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Par le vestibule (Amphityros), on atteint l'étage, qui s'ouvre
sur les appartements des maîtres de maison : Érotès,
« les amours », la chambre au décor rouge
pompéien de Théodore Reinach, et Ornitès, « les
oiseaux », la chambre bleue de son épouse, dédiée
à Héra. Les deux chambres sont pourvues chacune d'une salle
de bain à baignoire monolithique en marbre, séparées
l'une de l'autre par un petit salon, le Triptolème, qui tient son
nom de la mosaïque dont le motif central représente le héros
d'Eleusis, sur son char.
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Une grande richesse
décorative inspirée
de l'antique |
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Salle
à manger ou « triklinos ».
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Les motifs de fresques peintes sur les parois et ceux des mosaïques
qui couvrent les murs, tout comme le dessin des meubles ou les thèmes
des tentures et des étoffes, sont inspirés directement de
documents antiques : les scènes de vases célèbres se
reconnaissent au long des murs illustrant les grandes légendes des
dieux et des héros classiques. De façon fastueuse, les matériaux
les plus rares ont été utilisés : stucs délicats,
marbres veinés aux tons variés : mauve ou gris, de Carrare
ou de Sienne, opale, albâtre. Les peintres décorateurs Jaulmes
et Karbowsky ont, pour illustrer les scènes choisies par Théodore
Reinach, retrouvé les méthodes des anciens en travaillant
sur mortier frais et enduit de poudre de marbre, à l'encaustique.
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L'Emblêma,
mosaïque à
l'entrée de la villa.
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Le visiteur assiste à la mort de Talos après la conquête
de la Toison d'or, au retour d'Héphaïstos dans l'Olympe, aux
principaux épisodes de la légende de Pélops et de la
vie d'Apollon, scènes variées auxquelles se mêlent des
palmettes, des éros et des colombes batifolant, des motifs conchyliologiques
évoquant les liens indéfectibles entre la civilisation grecque
et le monde marin, sur fond blanc, ocre jaune ou rouge pompéien.
Copies d'antiques (serpent et sphinx en bronze, protecteurs du foyer, moulages
d'une statue de Sophocle du Latran ou de l'Athena Lemnia du musée
de Dresde), mosaïques aux multiples motifs et revêtements muraux
de marbre, colonnes en marbre tigré ou cannelées, bas-reliefs
en stuc exécutés par le sculpteur Jean-Paul-Baptiste Gasq
ornant les salles de bain ou l'Oïkos, illustrant la légende
de Dionysos, tous ces détails sont autant de symboles révélateurs
de l'esprit des lieux : Xaipe («
Réjouis-toi »)
est le seul mot d'ordre donné au visiteur de la villa Kérylos. |
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Un palais grec au
confort moderne |
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Grand
salon ou « andron ».
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Selon les vux de Théodore Reinach, le confort fut une grande
préoccupation de l'architecte, qui sut marier habilement ornementation
et fonctionnalisme. Les étoffes, les rideaux et les coussins brodés
furent confectionnés par la maison Écochard. Lustres d'inspiration
byzantine, torchères de bronze aux godets d'opaline et coupes d'albâtre,
composées sur le modèle des lampes à huile antiques,
ont été discrètement électrifiés et diffusent
une lueur chaude. Spécialement créés pour la villa
Kérylos par les ateliers Lenoble, les objets usuels (pots, vases)
et le service de table (vaisselle en grès, couverts en argent et
verrerie), dont il subsiste quelques éléments, témoignent
d'un grand raffinement et allient la solidité technique et la pureté
des lignes grecques. L'un des aspects les plus remarquables de la villa
reste sans doute son mobilier, unique et prestigieux, réalisé
par l'ébéniste Bettenfeld sur les dessins de Pontremoli. La
variété des essences précieuses (prunier d'Australie,
bois d'angélique, noyer d'Amérique, citronnier, poirier),
la délicatesse des incrustations d'ivoire ou des tressages de cuir,
contribuent pour une grande part à l'originalité du projet.
Inspirés de l'Antique, bahuts, coffrets, lits de bois et de bronze,
chaises à l'égyptienne et pupitres, tabourets tressés
de cuir, tables à trois pieds ou encore siège de magistrat
romain et piano néo-grec conçu par Pleyel évoquent
aussi, à bien des égards, les réalisations de la Sécession
viennoise, « art nouveau », qui bouleversèrent les
arts décoratifs à la même époque. |
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La galerie des
antiques :
un musée imaginaire |
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Galerie
des antiques,
l'Apollon du Belvédère
et le Discobole.
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Aménagée sur l'ancien chemin des douaniers qui passe sous
la villa, une galerie d'exposition s'étend au niveau de la mer, sur
70 mètres de longueur. Y sont désormais présentés
les moulages des statues antiques les plus renommées de l'histoire
du goût européen, comme l'Apollon du Belvédère,
dont les originaux sont conservés à Rome, à Florence,
à Naples et au musée du Louvre. L'adéquation entre
le lieu et les statues fait de cette galerie un musée idéal
de la plastique antique et un lieu d'exposition. |
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Un jardin,
écrin sur la mer |
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Dans
le jardin face à la mer,
la Danseuse d'Herculanum.
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Au-dessus de la mer, un jardin d'agrément de 2000 m2 entoure
la villa. Comme autrefois en Grèce, arbres fruitiers et plantes à
fleurs se mêlent à la végétation d'origine, préservée
lors de la construction : olivier, vigne, pin, cyprès, grenadier,
caroubier, cognassier, arbousier, églantier et rosier moderne, laurier
et laurier rose, iris, palmier, papyrus, acanthe, myrte, petit houx, buis...
Des panneaux sur la symbolique des plantes renseignent le visiteur.
À l'entrée du jardin, on peut découvrir un exèdre
dont les parois sont constituées de bandeaux de fresques provenant
de Boscoreale avec un décor de guirlandes de fleurs et de fruits,
du IIe siècle avant Jésus-Christ. Un hermès
de marbre, supportant une statue en bronze de la poétesse Sapho,
marque le début de l'allée principale qui conduit à
la maison. Sur le front de mer devant la façade sud, sont érigées
deux statues du sculpteur Costas Dimitridis (1883-1943) : un buste de femme
en marbre blanc, copie fidèle d'un original exposé à
la National Gallery de Londres, et une reproduction du Discobole,
commandée à l'artiste pour les Jeux olympiques de Paris en
1924. Enfin, en contournant la villa, le visiteur peut s'attarder devant
la reproduction, découverte à Herculanum, d'un bronze du Péloponnèse
du Ve siècle avant Jésus-Christ, représentant
sans doute une danseuse. |
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