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CHÂTEAU
DE LANGEAIS |
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CHÂTEAU
DE LANGEAIS, 37130 LANGEAIS
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Une
forteresse médiévale
Légué à l'Institut de France en 1904 par
Jacques Siegfried, classé monument historique en 1922,
le château de Langeais offre un attrait tout particulier.
La forteresse médiévale, qui domine de sa masse
sévère la Loire et la petite ville blottie à
ses pieds, a conservé son caractère exceptionnel
de cadre de vie des milieux aristocratiques du XVe
siècle. Le visiteur découvre, au fil des salles,
la reconstitution unique d'un intérieur de cette époque,
abondamment doté de très belles pièces de
mobilier, d'objets d'art et d'une exceptionnelle collection de
tapisseries.
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Accès
Sur
la R.N. 152, à 22 km à
l'ouest de Tours.
- Par l'autoroute "L'Aquitaine"
(A 10), sortie Tours-Centre
ou Tours-Sainte- Radegonde
(N 20), direction Saumur,
sur la rive droite de la Loire.
- En provenance de Paris, prendre l'échangeur
A 10/A 85 au niveau de
Chambray-les-Tours
(direction Saumur), puis
la sortie Langeais.
- Par TGV Paris-Tours,
correspondance
pour Langeais.
Gare SNCF à 100 m
du château.

Conditions de visite
Les
visites sont libres ou guidées.
Possibilité de stationnement au pied du château.

Tarifs
adulte
: 7,20 euros
enfant 10/17 : 4 euros
enfant - 10 ans : gratuit
groupe adulte : 5,60 euros
(supplément visite guidée 40 euros)
groupe scolaire maternelle/primaire : 3 euros (visite
guidée 23 euros)
groupe scolaire secondaire :4 euros
(visite guidée 23 euros)

Horaires
d'ouverture
Toute
l'année, tous les jours :
- février à juin et de septembre au 11 novembre
: 9h30 -18h30
- juillet-août : 9h-19h
- du 12 novembre au 31 janvier : 10h-17h
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Un lieu historique |
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C'est en 1491 que se situe l'événement
majeur de l'histoire de Langeais. Dans ce château, inachevé,
eut lieu la célébration du mariage de Charles VIII et de la
duchesse Anne de Bretagne. Cette cérémonie discrète,
à l'aube du 6 décembre 1491, devait conduire à la réunion
de la Bretagne au royaume de France. La scène
du mariage a été reconstituée avec des mannequins
de cire et est exposée dans la chapelle du château. |
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Du donjon de bois à la forteresse médiévale |
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Donjon
construit vers l'an mille et
transformé aux XIe
et XIIe
siècles.
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Au cur de la Touraine, le château de Langeais est une des dernières
forteresses construites par le pouvoir royal. Belle demeure seigneuriale
du XVe siècle, elle fut bâtie de 1465 à 1467
par Bourré pour Louis XI. Langeais est cependant mentionné
dans les textes bien avant cette construction. En effet, aux alentours de
l'an mille, le puissant comte d'Anjou, Foulques Nerra, fonde le castrum
de Langeais face à Tours, la plus importante ville de la région.
Subsistent aujourd'hui, dominant les jardins, les vestiges du plus ancien
donjon de pierre en France, « le donjon de Foulques Nerra ». |
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Une architecture
militaire
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Pont-levis
en état de marche.
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Durant des siècles, le donjon de Langeais n'a cessé d'être
une forteresse. L'édifice, tel qu'il se présente à
nous, est l'uvre de Louis XI. Le château a été
construit rapidement, semble-t-il, et présente, de ce fait, une grande
homogénéité. Son aspect extérieur sévère
rappelle la fonction de forteresse et offre l'image typique du château
fort traditionnel, avec l'apparence d'un site défensif. Seuls les
côtés sud et est de la construction du quadrilatère
prévu ont été bâtis : un grand corps de logis,
à côté d'un important pavillon d'entrée, et,
en retour d'équerre, une aile d'aspect assez semblable. L'ensemble
de ces façades est surmonté de hauts toits en ardoises que
l'on aperçoit de loin. Pont-levis en état de marche, tours
imposantes, courtines, chemin de ronde couvert et mâchicoulis figuraient
un bon dispositif défensif contre les assauts. Ces éléments
font de Langeais un des exemples les plus significatifs de l'architecture
du XVe siècle. |
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ornée d'une façade
Renaissance |
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Sur ses façades intérieures, Langeais
témoigne de quelques concessions à la Renaissance. Les élévations
de la cour, d'une grande austérité, sont cependant percées
de nombreuses fenêtres à meneaux disposées par travées
couronnées, et, aux niveaux des toitures, de hautes lucarnes terminées
par un gâble orné de crochets, typique de l'exubérance
décorative de l'époque flamboyante. Ce sont, avec les arcs
en accolade surmontant les portes d'entrée du château et quelques
beaux exemples de heurtoirs en fer forgé sur les portes, les concessions
faites à la décoration extérieure. Aucune frise sculptée,
aucun bandeau mouluré ne viennent rompre la sobriété
des murs. |
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Le décor d'une
grande demeure
seigneuriale |
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Intérieurement, le château présente les dispositions
classiques d'une grande demeure de la fin du Moyen Âge dont les salles
et les chambres sont ornées de grandes cheminées et de tapisseries
exceptionnelles. Certaines cheminées sont remarquables par leur décor
finement sculpté, comme celle de la salle des gardes qui représente
une forteresse à quatre tours, avec, sur le chemin de ronde sur mâchicoulis,
l'alternance de merlons et de créneaux où apparaissent les
têtes des gardes au milieu d'un décor de feuilles de chêne,
pampres, arcatures flamboyantes et corniches de choux frisés. Au
dernier étage du château, une superbe charpente en carène
donne son volume impressionnant à la salle haute transformée
en chapelle. |
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La volonté
d'un homme :
Jacques Siegfried |
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Chambre
des aristoloches.
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Le décor originel et l'ameublement ont été reconstitués
à la fin du XIXe siècle par Jacques Siegfried,
le dernier propriétaire, homme d'affaires et amateur d'art éclairé.
Il souhaitait redonner à ce château le décor de la demeure
princière telle qu'au temps du mariage de Charles VIII et d'Anne
de Bretagne. Tapisseries, meubles, tableaux, sculptures, boiseries, étoffes...
tous les objets les plus significatifs du milieu aristocratique flamboyant
du XVe siècle, présents sur le marché de
l'art d'alors, ont été systématiquement achetés
pendant vingt ans. Ils constituent aujourd'hui un ensemble exceptionnel
des XVe et XVIe siècles, tout en donnant au
château son caractère accueillant et vivant. |
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De remarquables
tapisseries des
Flandres et
d'Aubusson des
XVe et XVIe siècles |
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À côté du naturalisme végétal
des tapisseries dites « millefleurs », d'autres grands
thèmes en vogue au Moyen Âge sont représentés
: la chevalerie, l'histoire sainte, des scènes de chasse, la nature
et de nombreuses allégories :
- Série des Neuf Preux : suite prestigieuse de sept tentures
qui illustre un thème iconographique très en vogue au XVIe
siècle. Ces preux, ou héros,
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Arthur,
suite
des Neuf Preux à cheval.
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Hommage
du pied,
suite de la Chasse au cerf
XVe siècle, Flandres.
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appartiennent à la Bible (Josué, David), à l'antiquité
gréco-romaine (Hector, Alexandre, César) et à la chrétienté
(Arthur, Godefroy de Bouillon). Sur un sol fleuri, les preux sont figurés
sous les traits de cavaliers farouches accompagnés de deux soldats.
Ces panneaux ont été réalisés entre 1525 et
1540 et tissés en basse lisse (salle du Mariage).
- Tapisserie millefleurs aux armes de Jacqueline de Luxembourg, veuve de
Philippe de Croy, comte de Charolais, premier chambellan de Charles le Téméraire.
Le centre de la tapisserie est orné, dans une couronne d'épines
blanches, d'un écu portant les armes des Croy, fin du XVe
siècle (chambre bleue).
- Tenture de la Chasse au cerf, constituée de plusieurs panneaux
de la fin du XVe siècle (salle des gardes).
- Tapisserie aux aristoloches, (plantes grimpantes à larges feuilles),
longue d'environ 6,60m et présentant un décor d'oiseaux (chambre
des aristoloches). |
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Jardin médiéval
et broderie
Renaissance |
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En sortant du château, à l'ouest
sur un promontoire, s'étendent un vaste parc et un bois. Les jardins,
créés sur la terrasse, furent modifiés à plusieurs
reprises : au début du siècle, par Jacques Siegfried, qui
chargea Henri Duchesne d'établir les plans d'un jardin d'agrément,
puis, en 1961, par Henri Hautecur, membre de l'Institut (Académie
des beaux-arts), qui proposa une reconstitution d'un jardin médiéval.
Son dessein était de s'inspirer des enluminures du Livre d'Heures
d'Anne de Bretagne qui représente le jardin de la reine à
Amboise. La cour est aujourd'hui fermée par un fossé peu profond
et se termine au sud par une terrasse, d'où le visiteur peut admirer
une des plus belles vues qui soient de la Loire. |
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D'importants
travaux de
restauration |
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Entendant préserver l'uvre de Jacques
Siegfried, l'Institut poursuit d'importants travaux de restauration et d'embellissement.
L'ensemble du pont-levis et de l'escalier monumental latéral a été
réhabilité en 1994. Après la réfection du donjon,
effectuée en 1995, l'aménagement des jardins et du parc est
prévu, de même que la restauration des tapisseries. |
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