HÔTEL DOSNE-THIERS
 
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Monsieur Thiers
La demeure d'un historien-collectionneur
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Hôtel Dosne-Thiers.
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Un hôtel particulier de la « nouvelle Athènes »
Situé place Saint-Georges, au cœur de « la nouvelle Athènes », quartier romantique du 9e arrondissement de Paris qui fut très en vogue à partir de 1825, l'hôtel particulier abritant la Fondation Dosne-Thiers fut bâti en 1873 par l'architecte Aldrophe sur l'emplacement d'une première construction. C'est dans ce premier hôtel détruit pendant la Commune, qu'Adolphe Thiers et sa belle-famille avaient habité sous la monarchie de Juillet et le Second Empire.

Autres
La fondation met ses salons à disposition pour l'organisation de journées d'études, conférences, concerts, tournages et expositions.
     
 

Adresse 
27, place Saint-Georges,
75009 Paris

Tél. : 01 48 78 14 33
Fax. : 01 48 78 92 92
Courriel : fondationdosne@free.fr

Voir aussi la
bibliothèque Thiers

 
     
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  Monsieur Thiers et
la famille Dosne
  Très lié à la famille Dosne, Thiers fréquentait le salon d'Euridice Dosne, femme d'un riche agent de change. Il en épousa bientôt la fille aînée, Élise. Lorsqu'il dut se retirer du pouvoir exécutif en 1840, il s'installa dans l'hôtel Dosne, que l'architecte Charpentier avait fait récemment édifier. Membre de l'Académie française en 1833, puis de l'Académie des sciences morales et politiques, le futur fondateur de la IIIe République s'entoura durant sa retraite forcée, qu'il consacra à son Histoire du Consulat et de l'Empire, de tout ce qui pouvait être nécessaire à ses recherches. Bibliophile, amateur d'art et curieux universel, il collectionna les livres anciens et les œuvres d'art. 
 
     
     
   
 
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  La demeure d'un
historien-
collectionneur
 

L'hôtel Dosne fut détruit, en 1871, par décision de la Commune. Une partie des objets d'art, que la maison contenait, fut déposée au musée du Louvre avant de rejoindre les Tuileries où étaient entassés les meubles, lesquels disparurent quelques semaines plus tard dans l'incendie du palais. Les papiers personnels de Thiers, entreposés à la préfecture de police, subirent le même sort. Thiers obtint en réparation une indemnité consentie par la République. La famille s'employa alors à reconstituer son patrimoine mobilier et immobilier. On fit appel à l'architecte Alfred Aldrophe, recommandé par les Rothschild, pour construire en 1873 un nouvel hôtel particulier sur les ruines de l'ancien. Les façades à fronton couronnées d'une balustrade se réclament du style Louis XVI à la mode vers 1870. Au rez-de-chaussée, on trouve maintenant une enfilade de salons décorés de panneaux moulurés et dorés ou de tentures bleu sombre, où sont exposés dessins et tableaux. Un grand escalier permet d'accéder à la bibliothèque Thiers, ancien cabinet de travail, et à la chambre de Thiers où sont actuellement conservés les souvenirs de l'homme d'État et ses livres de chevet.

     
     
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  Un legs   Félicie Dosne, belle-sœur de Thiers, lègua à l'Institut de France, en 1905, l'hôtel de la place Saint-Georges, afin qu'il soit affecté à la création d'une bibliothèque d'histoire moderne et plus particulièrement d'histoire de France. 
     
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  En mémoire de Monsieur Thiers et de l'Empire   L'hôtel Dosne reste un témoignage unique qui reflète les goûts et les penchants de Thiers, homme d'État et historien du XIXe siècle, et de certains de ses contemporains, fervents admirateurs de l'époque napoléonienne. À travers les collections rassemblées et les legs dont la fondation a bénéficié, ce lieu invite lecteurs et chercheurs à garder en mémoire le siècle qui passionna Thiers.