Raccourcis

Remise des Prix 2014


La Fondation décerne annuellement un Grand Prix de 40 000 euros, qui revient cette année à la Cité internationale universitaire de Paris pour ses travaux de modernisation et de rénovation.

Elle remet également trois prix de 33 000 euros chacun, sur proposition de trois sections de l’Académie des sciences morales et politiques, qui ont été attribués cette année

  • au philosophe Pierre Manent pour son ouvrage Montaigne, la vie sans loi (Éd. Flammarion, 2014) ;
  • au Réseau francophone de droit international pour l’organisation du concours Charles Rousseau ;
  • et à l’historien Michel Winock pour son ouvrage Flaubert (Éd. Gallimard, 2013).

L’Académie des sciences morales & politiques a également remis son Prix Édouard Bonnefous (3 500 €) à Bertrand Martinot pour son livre Chômage : inverser la courbe (Éd. Les Belles Lettres, 2013).

Remise du Grand Prix de la Fondation Édouard Bonnefous de l’Institut de France

à la Cité internationale universitaire de Paris ;

Premier campus de France, la Cité internationale universitaire de Paris accueille et héberge chaque année 12 000 étudiants et chercheurs de haut niveau, allant du Master au Post-doctorat. Avec 140 nationalités représentées, ils viennent du monde entier pour compléter leurs études, dans toutes les disciplines, au sein des universités et grandes écoles d’Île-de-France.

Créée en 1925 par des visionnaires épris de paix et d’humanisme, qui ont su mobiliser de grands mécènes autour de leurs idéaux, elle perpétue aujourd’hui ces valeurs universelles, en permettant à des jeunes de tous horizons de vivre et d’apprendre dans un contexte multiculturel.

Elle va accroître sa capacité d’accueil de 30%, via la construction de dix nouvelles Maisons et la représentation de nouveaux pays pour répondre aux besoins d’une mobilité internationale croissante.

Le Grand Prix de la Fondation Édouard Bonnefous lui est remis pour le développement de son projet de rénovation et de modernisation de son patrimoine.

Remise des Prix de la Fondation Édouard Bonnefous de l’Institut de France sur proposition de l'Académie des sciences morales et politiques :

sur proposition de la section Philosophie

à M. Pierre Manent pour son ouvrage Montaigne, la vie sans loi (Flammarion, 2014) ;

L’ouvrage de Pierre Manent tente de remettre Montaigne à sa juste place de grand réformateur de la modernité ; l’œuvre de l’auteur des Essais, trop souvent évoquée en image d’Épinal selon laquelle il faudrait douter de tout ("Que sais-je ?"), fait ici l’objet d’une relecture passionnante. Montaigne évoque le domaine de l’expérience par "le Moi, la Cité du Moi" à travers la vie intérieure qui permet de "s’arrêter et se rasseoir en soi". Jusqu’à lui, la vie avait toujours été examinée du point de vue d’une parole, celle de la Nature chez les Grecs, ou celle de la Grâce chez les Chrétiens, qui  permettait de la juger. Avec Montaigne, la vie (intérieure) n’a plus d’autre repère qu’elle-même, c’est une vie "sans loi".

sur proposition de la section Législation, Droit public et Jurisprudence

au Réseau francophone de droit international pour l’organisation du concours Charles-Rousseau ;

Créé en 1985, le concours Charles-Rousseau est un concours francophone de procès simulé en droit international, accessible aux étudiants d’établissements d’enseignement supérieur de tous pays.

Ce concours porte le nom de l’un des plus éminents représentants de la doctrine française de l’après-guerre en droit international : Charles Rousseau (1902-1993).

Le Concours réunit environ 200 étudiants, instructeurs, juges, professeurs et greffiers issus de la francophonie au sens large (France, Belgique, Canada, Congo, Côte-d’Ivoire, Roumanie, Argentine, Brésil, etc.). L’objectif du concours est  de donner l’occasion aux étudiants de mettre en pratique et d’approfondir leurs connaissances en droit international, par la rédaction de mémoires et l’affrontement amical lors de plaidoiries, tout en favorisant des contacts entre étudiants francophones de cultures et de nationalités différentes. Organisé par le Réseau francophone de droit international (RFDI), le Concours Rousseau bénéficie d’une reconnaissance de premier plan dans les milieux académiques et profesionnels.

sur proposition de la section générale

à M. Michel Winock pour son ouvrage Flaubert (Gallimard, 2013) ;

Michel Winock est un maître de la biographie. L’un de ses plus grands efforts consiste à périodiser l’existence de son modèle. La spécificité de son Flaubert consiste à replacer l’existence de l’écrivain normand dans un siècle politiquement instable et à étudier son comportement politique dans le détail.

Rejeton d’une famille de notables rouennais, Flaubert appartenait à un milieu cultivé et fortuné. Le jeune Gustave était destiné à devenir juge ou avocat, professions qui auraient pu le conduire à embrasser une carrière politique. Il rejetait la démocratie et le suffrage universel, quitte à soutenir, à partir de 1870, les formes modérées de la République. Il a ainsi rallié Thiers lorsque ce dernier a opté pour la république contre les monarchistes. Malgré un certain conservatisme, Flaubert éprouve de la tendresse pour les minorités et les humbles.

Original et profond, rédigé dans un style somptueux, l’ouvrage de Michel Winock est consacré aux moments clés de l’existence d’un écrivain dont les romans réalistes sont d’indépassables monuments.

Remise du Prix Édouard Bonnefous de l’Académie des sciences morales et politiques

à M. Bertrand Martinot pour son ouvrage Chômage : inverser la courbe (Les Belles Lettres, 2013).

Économiste, Bertrand Martinot fut conseiller social à la présidence de la République de 2007 à 2008 puis délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) de 2008 à 2012.

Lauréat du Prix Turgot 2014, il est l’un des meilleurs spécialistes français de la question du chômage, des politiques de l’emploi et du dialogue social.

Récompensé par le Prix Édouard Bonnefous de l’Académie des sciences morales et politiques, son dernier ouvrage, Chômage, inverser la courbe (Éd. Les Belles Lettres, 2013), pose la question des logiques et des blocages qui caractérisent l’arsenal anti-chômage de la France. Chiffres et comparaisons internationales à l’appui, il fait une évaluation de ces politiques, de leurs succès et de leurs échecs.

Contact : Dominique Bertrand
01 44 41 43 36
dominique.bertrand@institut-de-france.fr

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